Don’t Make Me Steal

Lors de la conférence Lift, certains participants ont lancé Don’t Make Me Steal, un manifeste anti-anti-piratage qui est surtout un appel à des alternatives légales pour le téléchargement qui n’implique pas des prix prohibitifs, des heures de pubs impossibles à passer ou des verrous numériques qui emmerdent tout le monde, sauf les pirates.

Ceux que l’anglais rebute peuvent se rabattre sur l’article de MacGénération qui m’a conduit à la page en question.

Autant dire que c’est le genre d’initiative que je soutiens ardemment. Si ça ne tenait qu’à moi, ça ferait un moment que le mètre cube de DVD qui encombrent notre appartement aurait été remplacé par un ou deux disques durs d’un fort beau gabarit. Parce que sans même parler de l’impact écologique du bidule, je vois de moins en moins l’intérêt de payer entre vingt et cinquante balles pour acheter des films qu’on ne regarde en général qu’une fois, et encore pas toujours.

Bref, si l’industrie des médias pouvaient arrêter de penser que si les ventes baissent, c’est la faute de ces cochons de payants et remettre en question leur modèle commercial – qui sent la mort depuis l’invention du CD, ce ne serait pas plus mal. On peut toujours rêver. Et, dans la série des rêves humides, c’est aussi le genre de message que je verrais bien les gens du lobby Parti Pirate reprendre, histoire d’être un peu concret sur le sujet.

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1 réflexion au sujet de « Don’t Make Me Steal »

  1. Si je suis en grande partie d’accord avec des manifestes du genre Don’t Make Me Steal, j’ai quand même l’impression qu’une partie non-négligeable des consommateurs sont devenus des profiteurs qui sont très contents de ne plus payer pour leur musique et leur films. J’en côtoie tous les jours au bureau et parmi mes proches et je n’ai pas l’impression (confirmée par certains) qu’une alternative payante raisonnable leur ferait changer leurs habitudes. On a développé le concept monstrueux du gratuit avec 20 minutes, Easyjet &co pour nous pousser à consommer à outrance, comment dès lors fustiger des gens qui se servent de ce qui est indument mis à disposition gratuitement sur le net?
    On a ouvert la boîte de Pandore et le retour en arrière me semble très improbable. L’effet est dévastateur, au niveau des moyens de production classiques favorisant la merde sur-calibrée au dépend de la nouveauté et de l’originalité. Combien de Rhianna, Black Eye Peas et d’Avatar au scénario moisi au lieu de vrai création, parce que on en vendra assez pour rentrer dans les frais ?
    J’ai bien peur que le public moyen se sente autant concerné par la juste rétribution des artistes que par la sauvegarde de notre planète, mais je ne demande qu’à être convaincu du contraire…

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