Dragon Kings

J’avoue: si j’ai souscrit au projet Dragon Kings, c’est parce qu’il combine jeu de rôles et rock progressif. Bon, après, sans trop de surprise, quand on dit « jeu de rôles », on dit en fait Dungeons & Dragons. Quant au rock progressif, c’est plus du métal progressif avec une grosse influence seventies qui tache.

Je ne vous parlerai pas du jeu, parce que je vous avoue que je ne l’ai pas lu. En plus, bon, c’est du med-fan et ce n’est pas ma came. Pour faire rapide, c’est la réécriture d’un supplément pour le contexte Dark Suns, conçu par Timothy Brown il y a vingt ans, sous forme d’un livre d’univers compatible pour de multiples systèmes.

Le métal progressif, c’est déjà plus le genre de la maison et je vais donc vous parler des douze pistes de cet album, où on retrouve à la basse un certain Timothy Brown. Il y a des gens qui combinent tous les talents, c’en est vexant. Mike Stone, ancient guitariste de Queensrÿche, est également de la partie, aux guitares et au chant.

À mon oreille, c’est un album qui sonne très « américain »: s’il a effectivement des qualités progressives, j’ai un peu l’impression d’entendre quelque chose plus influencé par Blue Öyster Cult et les grands noms du rock psychédélique des années 1970. Il y a même des riffs qui rappellent « Hotel California » (dans « Lotus Warriors »). C’est ennuyeux, parce que ça non plus, ce n’est pas trop ma came.

Maintenant, comprenons-nous, « pas ma came » n’est pas un euphémisme pour « mauvais »: il y a du talent dans cet album, avec des morceaux qui balancent bien comme « Dawn on Khitus », « Time to Die » ou « Grim Mask of Courage ». Par contre, le côté prog est un peu perdu dans la bagarre: certes, il s’agit du concept-album qui raconte une histoire se déroulant dans l’univers de Dragon Kings, mais la construction des morceaux reste très classique.

Du coup, je suis un peu dubitatif. Je vais finir par croire que les Américains n’ont pas la même notion que moi de ce qu’est le rock progressif. Cela dit, c’est un album qui est très loin d’être désagréable, bourré d’énergie, mais qui aligne des sonorités un peu surannées et des compositions somme toute très plan-plan.

Pour vous faire une idée, une petite playlist avec deux extraits de l’album, qui est dispo sur le site du projet:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Imaginos dit :

    > Je vais finir par croire que les Américains n’ont pas la même notion que moi de ce qu’est le rock progressif.

    Mais… c’est pas TOI la seule personne habilitée à décider si une musique est ou non du rock progressif (un genre qui par définition n’en a pas, de définition) ? 😉

    Sinon, j’aurais bien aimé que tu parles aussi du jeu, mais effectivement, si tu ne l’as pas lu, ça risque de ne pas être très informatif… 🙂
    Imaginos Articles récents…C’est rarement bon de se dépêcherMy Profile

    • Alias dit :

      Définir ce qui est du prog ou pas en fonction de si j’aime ou pas ne m’a jamais arrêté, je ne vois pas de raison pour que ça change.

      Quant au bouquin, je n’exclus pas de le lire à l’occasion, mais bon, un univers med-fan tiré d’un contexte de D&D d’il y a vingt ans, ça me remue moyen la petite cuillère.

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