Dream Theater: Black Clouds & Silver Linings

Black Clouds & Silver Linings, le nouvel album de Dream Theater, vient de sortir, vingt ans après When Dream and Day Unite. Putain, vingt ans!

Depuis le temps, on pourrait se dire que la routine s’installe: un album sort avec son lot de bons morceaux et d’autres plus oubliables; la proportion change suivant les albums, il y a les bonnes et les mauvaises années. Dans le cas présent, 2009 est une excellente année pour la cuvée Dream Theater!

Autant le précédent album, Systematic Chaos, m’avait laissé un peu froid (et, avant lui, Octavarium ne révélait sa puissance que dans sa version live avec orchestre), autant ce Black Clouds and Silver Linings m’impressionne.

D’une part par la variété des morceaux et des ambiances: sombre et aggressive sur “A Nightmare to Remember” ou “The Shattered Fortress”, plus calme sur “Whither” ou “The Best of Times”, sans même parler de l’épique “The Count of Tuscany”, qui parvient à retranscrire une ambiance rennaissance avec du métal (du métal progressif, certes, mais du métal quand même).

D’autre part par la force des compositions. Il n’y a pas dans cet album de partie vraiment faible: on va de point fort en point fort en point fort, avec quelques plages plus calmes qui ne font que renforcer la force des autres morceaux. De ce point de vue, je trouve cet album clairement plus homogène en qualité que les précédents.

Alors certes, pour pinailler, on pourrait gloser sur le fait que Dream Theater fait encore et toujours du Dream Theater. Il y a peu de réelles surprises musicales dans Black Clouds and Silver Linings. Certaines parties, comme l’intro de “The Shattered Fortress”, sans être désagréables, donnent l’impression d’avoir été entendues; le fait que ce morceau fasse partie d’une “suite” écrite par le batteur Mike Portnoy n’explique pas tout.

Mais bon, si même sans se forcer, Dream Theater arrive à sortir des albums de ce calibre, on aurait mauvaise grâce à (trop) s’en plaindre; même ma mauvaise foi légendaire a ses limites.

Signalons pour finir que l’album est disponible en plusieurs édition, dont une contient deux cédés supplémentaires: un contenant la version instrumentale de l’album (idée piquée à Nightwish?) et l’autre une série de reprises – le passe-temps favori du groupe, il semble – qui oscillent entre le brillant et le discutable. Il existe aussi une version “de luxe” qui, au vu de la taille et du prix, doit au moins contenir un membre du groupe lyophilisé.

Quelle que soit la version que vous choisirez, je vous conseille vivement de ne pas passer à côté de cet album. Dream Theater a déjà fait mieux, mais pas souvent et pas récemment non plus.

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