Dreamshade: What Silence Hides

Si j’en juge par sa production musicale de ces dernières années, j’ai l’impression que la Suisse est en train de perdre ses dernières inhibitions face au reste du monde, témoin Dreamshade et son nouvel album, What Silence Hides. Dans le genre death-metal mélodico-progressif, les p’tits jeunes de Lugano font très fort; Scandinaves et Teutons (sans parler des Grecs) n’ont qu’à bien se tenir!

Sans être nécessairement d’une originalité folle, le métal de Dreamshade se distingue par une grande énergie, une grande lisibilité (mention spéciale à la production de grande tenue) et à un très chouette travail en contraste entre les vocaux, tantôt hurlés ou growlés, et des claviers qui survolent les débats avec virtuosité. Le tout au service de morceaux de longueur moyenne, mais avec des constructions complexes.

J’aimerais bien vous dire “écoutez plutôt ce morceau ou celui-ci”, mais à peu près tout cet album est d’un niveau égal. Et, par “égal”, je veux dire “très bon”. Si je devais lui faire un reproche, c’est que cet enchaînement de dix morceaux courts avec le même genre de musique – varié, certes, mais toujours un peu dans le même registre – a tendance à fatiguer à la longue.

À mon avis, c’est un groupe qui devrait se lancer dans l’écriture de pièces plus longues pour laisser libre cours à sa créativité: il y a un énorme potentiel et je ne peux m’empêcher de penser qu’il est un peu à l’étroit dans des morceaux qui dépassent rarement les cinq minutes.

Bref, Dreamshade, c’est de la bonne came! Il faut aimer le métal qui poutre sans trop poser de question et supporter l’usage massif de claviers en contrepoint de l’approche “frappe atomique” des compositions, mais comme c’est le genre de mélange que j’adore, je recommande chaudement!

Je signale au final que le groupe propose également leur premier EP, To the Edge of Reality, en téléchargement gratuit.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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