« Du plomb à la lumière » (Prix Mille Saisons 2017)

"Du plomb à la lumiere"

Je vous avais déjà causé, l’année passée, de la précédente anthologie du « Prix Mille Saisons », un concours de nouvelles porté par l’éditeur rôlistico-romanesque Le Grimoire. L’édition de cette année avait pour titre, autant que pour thème, Du plomb à la lumière et a donné lieu à une sélection d’une vingtaine de textes de plutôt bonne facture.

La particularité du Prix Mille Saison est qu’il s’essaye au transmédia de façon plutôt originale: à chaque nouvelle de l’anthologie est associé une illustration, réalisée par un étudiant ou une étudiante dans une école d’art, et un morceau de musique; l’ensemble est complété par un reportage vidéo sur les auteurs.

L’idée est intéressante, même si elle ne me parle pas. De façon générale, je n’ai pas accroché aux illustrations du recueil, je n’ai pas non plus écouté les musiques – surtout parce que, quand je lis, j’écoute déjà de la musique – et le média vidéo me laisse quelque peu froid.

Par contre, les nouvelles, je les ai lues avec intérêt. De façon générale, j’ai eu l’impression que la qualité globale était meilleure que l’année précédente, avec quelques très bonnes idées – et aussi une poignée de textes un peu hors sujet, mais ce n’est pas très grave.

Parmi mes préférées, je citerais la surprenante Sous l’œil de Tornn, de Vyl Vortex, La clé céleste, de Guillaume Dalaudier, plutôt classique dans le registre médiéval mais prenante, Notre-Dame-de-Baltimore et son fantastique contemporain et sombre de Kéti Touche, et le truculent La Foire de Johann Vigneron.

Je pourrais aussi citer, dans un registre med-fan de bourrin assumé à coin, Élie Guillot pour son La bataille de Krak Girn, le fort exotique conte spirituel de Arnaud Gabriel, Zhang Zhung, le mont Gang Ti Sé et, pas seulement par pur copinage, Deus ex Machina, de Ghislain Morel.

Je mentionne ces textes, mais j’ai trouvé assez peu de textes faibles dans cette anthologie. Le format implique fatalement des nouvelles plus ou moins réussies, mais, globalement, le niveau est très bon.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Merci d’avoir consacré du temps à la présentation de notre anthologie et d’avoir livré ton avis !

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