Dubrovnik, septembre 2015

Dubrovnik; plage, vieilles pierres et Game of Thrones

Cet article est le numéro 3 d'une série de 3 intitulée Croatie 2015
Seconde étape de notre séjour dalmate, Dubrovnik. En arrivant, après les aléas routiers précédemment décrits, j’ai poussé un soupir de soulagement. C’était sans compter le fait que la moitié de la ville semble au bord d’une falaise. Et que l’autre moitié à l’air d’être dans la falaise.

Grmbl.

À peu près la première chose que l’on a fait en arrivant dans la vieille ville, c’est de nous embrigader dans la visite guidée Game of Thrones. Oui, la série de bouquin que je n’ai pas lue et la série télé que je n’ai pas vue, parce que ça ne m’intéresse pas, mais comme ma dame est fan, j’ai suivi.

Mis à part que cette visite parle de beaucoup de choses que je ne connais pas, je ne l’ai pas regrettée: ça m’a permis de visiter des coins que nous n’aurions jamais vus autrement et d’apprendre deux-trois bricoles sur la façon dont sont faites les séries et les films. Genre, une scène donnée, qui dure cinq minutes en continu à l’écran, mais qui a été filmée à trois endroits différents.

Dubrovnik est une très belle ville, avec notamment une vieille ville fortifiée très bien conservée – enfin, restaurée, depuis les bombardements de 1991-1992. Le côté farce, c’est que l’on a une ville-république, qui prend son indépendance vers 1536 et ne la perd qu’avec l’invasion napoléonienne et le Congrès de Vienne. Quand on est genevois, ça rappelle des souvenirs.

Par contre, quand on est genevois – et, de façon plus générale, suisse – on a du mal à ne pas ricaner quand des inscriptions rappellent que le nom originel de Dubrovnik était Raguse. Ça rappelle des choses.

La comparaison s’arrête un peu là, surtout quand on sait que l’économie de la ville a très vite tourné autour du commerce maritime, d’une flotte marchande imposante et d’une intense activité diplomatique, qui en a fait une rivale sérieuse de Venise pendant plusieurs décennies.

Elle est aussi très, très touristique. Genre, grave blindée de touristes, avec des bateaux de croisières entiers qui déversent des hordes de passagers dans les rues de la vieille ville. Comme en plus c’est une cité balnéaire, les prix sont à l’avenant: pas mal plus élevés qu’à Split.

En parlant de balnéaire, nous avions la chance d’avoir un hôtel situé à dix minutes à pied d’une des plages. On en a donc profité. Hormis l’épisode « plongée » du lundi précédent, c’était la première fois depuis plus de trente ans que je retournais à la plage.

Ce qui m’a permis de constater que, d’une part, les masques de plongée ne sont pas prévus pour les barbus (j’ai constamment de l’eau de mer qui me rentre dans le nez) et que, d’autre part, je ne sais plus nager. Enfin, si, mais ce n’est pas brillant, surtout quand il y a une méchante houle.

En fait, pour réussir ses vacances à la plage, je suppose qu’il faut commencer à s’entraîner trois mois à l’avance, mais c’est peut-être moi.

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