"Dust Ex Machina", de Vault

“Dust Ex Machina”, de Vault

Il y a eu les Grandes Frappes – nucléaires, bien sûr –, puis les zombies, les extra-terrestres, les Dieux Anciens. Et, comme si la Terre n’avait pas assez souffert, il y a aussi Dust, le… OK, disons “protagoniste” plutôt que “héros”, de la série Dust Ex Machina, signée Vault.

Dust est, en apparence, un jeune homme plutôt fantasque. Créateur de génie – il s’est fabriqué des IA de compagnie, notamment un cocker-robot du nom de Vidocq – il est obnubilé par sa mission de sauver la Terre. Le problème, c’est que sa façon de résoudre les problèmes implique beaucoup de dommages collatéraux.

Dust Ex Machina, c’est du post-apo façon luna-park. La planète est partie en sucette à grand spectacle, y’a plein de trucs qui ont pété, mais il y en a encore plein d’autres à faire péter. Pour ne rien arranger, il y a du transhumanisme, du voyage dans le temps, des univers parallèles et aussi un zombie qui s’appelle Marie-Perséphone.

Surtout, il y a Dust. C’est un misanthrope un peu punk, avec plus de machine en lui que d’humain, qui aime bien les trucs qui font beaucoup de bruit et les blagues un peu sales – un peu beaucoup, en fait. C’est un peu le champion du monde des idées à la con, de préférence à haut potentiel d’entropie – comme les catapultes orbitales ou les voitures à réaction.

Et, oui, il veut sauver le monde. Pas forcément les humains qui sont dessus, mais c’est une autre question.

C’est donc une série de trois histoires qui doivent avoir la taille de trois romans courts, à vue de nez. Les deux premières se suivent de près, là où la troisième est autonome, mais tout de même liée. Oui, les voyages dans le temps, ça fout un peu le zbeul.

Disons-le, c’est aussi un peu le zbeul dans la narration. D’autant que l’auteur, Vault, s’amuse à parsemer son texte de références à d’autres de ses créations, notamment La Tour de la Sorcière, qui semble être la référence centrale du bazar. Que je n’ai pas lu, bien entendu, mais ça ne m’a pas vraiment gêné.

Cela dit, c’est très drôle. Même si Dust n’est pas exactement l’individu le plus sympathique qui soit, il est hautement distrayant et la verve de l’auteur est également pour beaucoup dans l’intérêt de la série.

Quelque part, cette série me rappelle un peu Le Club des punks contre l’Apocalypse zombie, tout au moins dans l’esprit. Après tout, Dust et Vidocq font un assez bon duo punk à chien.

Il y a pour le moment trois tomes de paru: Dust Ex Machina, Super Señor Papa Robot (au cas où vous auriez encore des doutes sur le sérieux de la chose) et Mass Dustruction. Je les ai lus sur Wattpad, mais Vault a eu la bonne idée de les mettre aussi en ligne sur son site.

Ça ne gagnera pas le Goncourt (ni même quoi que ce soit), mais ça se laisse lire plutôt bien.

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