Edison’s Children: In The Last Waking Moments…

Il y a des albums qui vous frappent immédiatement et d’autres pour lesquels l’impression est plus diffuse et prend un certain temps d’écoute avant de d’installer. In The Last Waking Moments…, de Edison’s Children, fait partie de la seconde catégorie.

Il s’agit d’un projet de rock progressif constitué autour de Peter Trewavas, le bassiste de Marillion (et qui sévit également dans d’autres projets, comme Transatlantic), et le sieur Eric Blackwood, un musicien américain qui fait également de la photo et est technicien en effets spéciaux. Cette dernière spécialité n’est pas trop utilisée dans cet album, qui donne plutôt dans le rock progressif atmosphérique introspectif.

Il y a, tout au long des quatorze morceaux de cet album, pas mal d’inspirations et d’atmosphères qui rappellent, en vrac, Lunatic Soul, Porcupine Tree, Marillion ou même Eloy, mais, malgré cette multiplicité apparente, on y trouve une vraie cohésion dans les thèmes musicaux. Dans ce sens, In The Last Waking Moments… apparaît comme un véritable concept album.

Cohérent, donc, et servi par d’excellents musiciens – outre les deux précités, les autres membres de Marillion ont participé, à divers degrés, à cet album, ainsi que le guitariste de Fish et le chanteur de Deeexpus – mais pas forcément très évident à aborder. Lors d’une première écoute, peu de morceaux ressortent de façon notable, à part peut-être « Fracture » ou le très surprenant « Outerspaced » (chanté par Trewavas).

Mais la force de In The Last Waking Moments… ne se dévoile qu’après plusieurs écoutes. On finit par se laisser prendre au jeu et à découvrir dans cet album des finesses insoupçonnées. Alors non, ce n’est pas l’album de prog de l’année (ni même de l’année passée, vu qu’il est sorti en 2011), mais c’est un projet subtil et très agréable, qui se bonifie avec les écoutes.

Si vous aimez ce genre de musique, je ne peux que vous le recommander. Avec toutefois un petit avertissement: si on le trouve en numérique sur les plateformes habituelles, il est également disponible sur le site officiel pour un prix bien moindre (dès cinq dollars US).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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