Eleventh Hour: Memory Of A Lifetime Journey

Eleventh Hour: Memory Of A Lifetime Journey

Dans le metal symphonique, il y a ceux qui se la jouent un peu à minima et ceux qui y vont plein pot, quitte à en faire des tonnes. À en juger par leur premier album, Memory of a Lifetime Journey, les Italiens de Eleventh Hour – découverts grâce à Neoprog – sont plutôt dans la seconde catégorie.

Bon, n’exagérons rien: dans le registre du symphonique à artillerie lourde, la compétition est rude, à commencer par leurs compatriotes de [Luca Turilli’s] Rhapsody [of Fire]. Eleventh Hour a son propre registre, qui est plus symphonique que metal. Le groupe fait la part belle aux orchestrations, en les mettant en valeur. Ce qui ne l’empêche pas de jouer sur plein d’autres genre: progressif, power, etc.

La portion est raisonnablement copieuse: dix pistes, un peu plus de cinquante minutes, mais des morceaux qui ne s’étalent pas sur des plombes: entre quatre et six minutes. Memory of a Lifetime Journey est censé être un concept-album sur tout ce qui compose une vie – le concept modeste, quoi – mais, comme (trop) souvent, il lui manque des thèmes récurrents.

Alors bon, c’est un premier album et on peut dire que Eleventh Hour compense un manque évident d’originalité et une production un peu défaillante par un enthousiasme et une énergie débordante. Mais ce serait un peu léger: Memory of a Lifetime Journey n’est certes pas l’album le plus original de l’année, mais il compte pas mal de points forts.

D’une part, comme je l’ai dit plus tôt, le groupe a une approche intéressante du metal symphonique et on sent que le groupe a révisé ses classiques – et par « classiques », je veux dire « musique classique ». De plus, il fait montre d’un talent certain pour les compositions qui claquent, comme « Jerusalem », « Sleeping in My Dream », « Island in the Sun ». Enfin, niveau technique, les musiciens envoient du bois par stère.

Du coup, même si pas tout n’est du même niveau, ce Memory of a Lifetime Journey est un album tout à fait plaisant, voire enthousiasmant. Certes, c’est un premier album avec tout ce que ça comporte de défauts de jeunesse, mais si le groupe est déjà capable de poser une galette comme ça à son premier essai, après deux ans d’existence, ça promet pour la suite!

Bonus: la vidéo officielle de « Sleeping in my Dreams », mais le groupe a mis d’autres extraits de l’album sur leur chaîne YouTube

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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