Eluveitie à Thônex

À l’origine, je n’étais pas parti pour aller voir Eluveitie à Thônex, mais deux éléments m’ont convaincu: d’abord Fulgan, autant ami que beau-frère – à moins que ce ne soit le contraire – et ensuite la frustration de les avoir ratés à Trolls & Légendes.

J’ai bien fait, parce que c’était très bien. Bon, ce n’est pas la première fois que j’assiste à un concert d’Eluveitie. La dernière fois, c’était aux Docks de Lausanne – et déjà avec Fulgan, d’ailleurs. Et, à chaque fois, le combo folk-celtique-qui-bouge et métal-qui-bouge est très efficace.

La première partie était assurée par Promethee, qui est un groupe genevois dont je vous avais rapidement parlé samedi pour dire qu’il fait du death-metal tendance metalcore et que c’est un style que je n’aime pas. Leur prestation, par ailleurs très honorable, ne m’a pas fait changer d’avis.

Il y a des éléments indubitablement progressifs, très techniques dans leur musique, mais j’ai tendance à préférer des groupes bien plus mélodiques que ça. Jouant sur ses terres, le groupe a ses fans et leur a servi un concert de bonne qualité.

Un changement de scène et une bière avec des collègues plus tard, Eluveitie monte sur scène. C’est une de leurs dernières dates d’une tournée mondiale; comme ils le disent eux-mêmes, ils rentrent à la maison et le groupe est visiblement content de jouer ce soir.

Ce d’autant plus que le concert a failli ne pas avoir lieu: quatre jours plus tôt, leur batteur, Merlin Sutter, a dû être hospitalisé pour une méchante pneumonie doublée d’une infection parasitaire. Il a été remplacé au pied levé par Diego Rapachietti, batteur de Coroner et 69 Chambers.

Malgré le désormais classique “tu as vingt-quatre heures pour apprendre tout notre répertoire”, le remplaçant déploie une impressionnante maîtrise, certes assisté par des partitions. Comme on n’est plus à l’école, on lui pardonnera la mascogne.

Sur le devant de la scène, le reste du groupe assure un spectacle rôdé, solide. Eluveitie, ce n’est pas moins de huit musiciens et une panoplie conséquente d’instruments traditionnels: violons, biniou, flûtes en pagaille, viole à roue.

D’ailleurs, le groupe propose un interlude purement celtique, ce qui vaut quelques grognements chez les fans exclusivement métaleux, mais qui me plaît assez. Même si je ne suis pas un grand grand fan de folk, c’est un style que j’aime assez et, dans ce cas, le groupe choisit d’interpréter des morceaux plutôt entraînants.

Je dois avouer que je n’ai pas trop regardé ma montre – ce qui est bon signe – ce qui fait que je n’ai qu’une idée très approximative de la durée du concert. À vue de pied, une heure et demie, avec un (bref) rappel. Nous ressortons donc vers 23 h 30, fatigués mais contents; Fulgan râle qu’il a mal aux pieds, je le traite de vieux et on rigole.

Même si j’ai un peu galéré pour avoir des clichés potables, mes photos sont sur Flickr, toujours sous licence Creative Commons, parce que le bonheur, ça se partage.

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