Eluveitie: Evocation II – Pantheon

Eluveitie: Evocation II – Pantheon

Sortez les tatouages de guerre, les pagnes en fourrure et les lances en bronze: Eluveitie est de retour avec un Evocation II – sous-titré Pantheon – qui y va à fond dans le folk celtique avec somme toute très peu de metal.

En même temps, le groupe suisse, qui a connu pas mal de vicissitudes ces derniers temps, avec le départ de plusieurs membres, nous avait habitué à alterner les accents metal et folk sur ses album. Pour celui-ci, la balance est clairement du côté folk et, hormis une batterie avec quelques épisodes de double grosse caisse, l’aspect metal est quasi-absent.

Evocation II – Pantheon contient la bagatelle de dix-huit pistes, mais dépassant rarement les quatre minutes, pour un total d’environ cinquante-quatre minutes. Il faut dire que le genre ne se prête que peu aux epics kilométriques.

Fondamentalement, j’aime beaucoup cet album: il n’a pas le côté death-metal avec ses vocaux growlés, mais il garde un feeling metal dans l’exécution de ses compositions, par ailleurs très pagan-folk. L’ensemble a de plus un côté celtique-qui-rime-avec-mystique qui n’est pas pour me déplaire. En ce sens, c’est une vraie suite au premier Evocation.

Bon, je ne vais pas dire que tout est bon: dix-huit morceaux, c’est beaucoup et, dans le tas, il y a sinon du déchet, du moins un certain nombre de moments plus faibles. Néanmoins, des pistes comme « Epona », « Caturix », « Lvgvs », « Taranis » et beaucoup d’autres forment un corpus solide qui donnent à ce Evocation II un côté massif.

Même si Eluveitie s’est fait un nom dans le domaine du folk-metal, c’est à mon avis dans le côté « folk » que je les trouve les plus convaincants. Et dans ce style, ce Evocation II est à mon avis une réussite, un album qui donne la patate comme les groupes de pagan-folk savent le faire et qui garde une force d’évocation – comme son nom l’indique.

Après, on pourra sans doute reprocher à Eluveitie d’évoluer certes dans des forêts primales, mais en suivant des chemins largement balisés. Ce n’est pas très grave: ce qu’ils font, ils le font bien – insérez ici un lieu commun sur le savoir-faire helvétique et les trucs qui tournent comme des horloges.

Double bonus: les vidéo de « Lvgvs » (qui rime avec Sugus, blague suisse) et de « Epona »

 

 

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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