Empyrium: The Turn of the Tides

Empyrium: The Turn of the Tides

On va encore dire que j’arrive après la bataille, mais lors d’un de mes séjours “de travail” à la Citadelle (= bosser sur Freaks’ Squeele en buvant des bières), je suis tombé sur l’album The Turn of the Tides de Empyrium, datant de 2014. Techniquement, c’est du metal; dans les faits, ça ressemble à tout, quoi que pas exactement, sauf à ça.

Empyrium est un groupe allemand qui s’est formé au cours des années autour du duo Ulf Theodor Schwadorf / Andreas Bach. À l’origine, il faisait plutôt du doom, mais il a changé de registre pour une musique qui est plus à chercher du côté de projets comme Dead Can Dance ou Elend.

On oscille entre le gothique, le néoclassique, le baroque lyrique et le médiéval, surtout dominé par la voix de Schwadorf, qui rappelle celle du baryton Brendan Perry.

En faisant mes recherches, je me suis d’ailleurs aperçu que je connaissais déjà ce musicien sans le savoir, puisqu’il est également actif dans le groupe The Vision Bleak, dont j’avais récemment apprécié The Unknown.

The Turn of the Tides compte sept pistes, entre trois et huit minutes, pour une durée totale un peu en dessous de trois quarts d’heure. À l’écoute, ça paraît plus long, parce que la musique d’Empyrium a tendance à prendre son temps.

Il ne faut pas trop s’attendre non plus à quelque chose de surexcité: les morceaux sont plutôt lents, avec un côté contemplatif. “Saviour”, qui ouvre l’album, est un bon exemple de ce à quoi il faut s’attendre.

Cependant, pas mal de ces titres comportent des fulgurances, des passages qui rappellent un peu l’hérédité metal du groupe. On peut citer par exemple le final avec guitares et growl de “Dead Winter Ways” ou, dans un registre un peu différent, “In the Gutter of this Spring” ou “With the Current into Gray”.

Les nostalgiques de Dead Can Dance devraient s’intéresser à cet album, surtout s’ils ont quelques accointances avec le metal. Empyrium est un groupe rare, à la musique fascinante et très évocatrice et ce The Turn of the Tides est un album qui mérite toute leur attention. On peut le trouver sur Bandcamp pour le prix fort raisonnable de sept dollars US.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Imaginos dit :

    > sept pistes, entre trois et huit minutes, pour une durée totale un peu en dessous du quart d’heure. À l’écoute, ça paraît plus long

    Au calcul aussi… 😉
    Imaginos Articles récents…Actualité rôludique de mi-janvierMy Profile

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