“Engines of Light”, de Ken MacLeod

Au cours du XXIe siècle, une station spatiale euro-soviétique annonce un premier contact avec une entité extra-terrestre. La nouvelle sème un certain souk sur une Terre en proie à une nouvelle Guerre froide depuis que l’URSS est revenue d’entre les morts géopolitiques et a pris le contrôle de l’Europe: espionnage, propagande, pressions et trahisons fusent autour de la station, jusqu’à ce que celle-ci disparaisse. Ça, c’est juste la moitié du premier bouquin.

La suite de cette trilogie se déroule sur un groupe de planètes qui, de l’autre côté de la galaxie, accueille un grand nombre de cultures humaines et non-humaines, “cueillies” à leurs époques d’origine par de mystérieuses entités. On y retrouve une partie des protagonistes du premier tome, qui se mêlent d’une part d’aller dire deux mots à ces entités, d’autre part à révolutionner (souvent au sens propre) la culture dans laquelle ils débarquent. Comme toutes les révolutions, celle-ci se termine contre un mur — ou pas.

Engines of Light (composé de Cosmonaut KeepDark Light et Engine City) est une trilogie de science-fiction de Ken MacLeod, qui flirte à la fois avec le old school et les tendances plus récentes (caractérisées par Iain M Banks et consors). C’est un peu fouilli et ça donne l’impression de partir un peu dans tous les sens, avec beaucoup de portes ouvertes, mais c’est un univers très riche, un des plus riches qui m’ait été donné de lire ces derniers temps.

On y trouve des références au transhumanisme, à la mémétique et autres notions post-cyberpunk, mais dans un environnement socio-culturel très fouillé et très différent, qui donne toute sa force au récit. De plus, on ne perd pas les personnages de vue: ce sont eux qui dirigent le récit et pas le contraire, ce qui est plutôt une bonne chose.

Ça ne révolutionnera pas le genre, mais c’est, de mon point de vue, un des premiers exemples d’une histoire qui conjugue les thèmes propres à la science-fiction “d’avant-garde” de ces dix dernières années et un style plaisant et accessible. En plus, un bouquin qui parle de sovtech ne peut pas être complètement mauvais.

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