Epica: Requiem for the Indifferent

Epica, il faut qu’on parle.

J’ai écouté ton dernier album, Requiem for the Indifferent et, comment dire?… Ce n’est plus un titre, c’est presque une profession de foi. Bon, je suis un peu méchant, mais tu sais qu’entre toi et moi, ça n’a jamais été le tout grand amour; je t’aime bien, mais il faut reconnaître que face à certaines de tes copines, comme Nightwish (non au hasard), tu fais un peu léger.

En fait, ton problème, c’est que tu ne te renouvelles pas beaucoup: tu donnes toujours un peu dans le même métal symphonique, dit “à chanteuse”, avec beaucoup d’emphase, mais pas beaucoup d’originalité; une côté métal-opéra qui plaît aux midinettes. Le problème, c’est que je ne suis pas exactement une midinette. Ouais, “plus”, si tu veux…

Soyons clair, ce n’est pas toi, c’est moi. Requiem for the Indifferent n’est pas un mauvais album. Il a ses bons moments, surtout dans ce que j’appellerais les “parties communes”. Tu es un peu l’illustration que le tout est plus grand que la somme des parts: les morceaux chorals et symphoniques, comme “Monopoly of Truth”, le morceau titre “Requiem for the Indifferent” ou “Serenade of Self Destruction”, sont les plus intéressants du lot. Simone Simmons chante toujours aussi bien, mais ses envolées opératiques me tape un peu sur le système, à la longue.

Bon, ok, c’est toi aussi, mais c’est surtout moi: à force de bouffer du métal gotho-symphonique à la pelle, je commence doucement à saturer. Je suis un peu comme un junkie qui a toujours besoin d’une dose plus forte, sauf que moi, j’ai besoin d’une came qui ne soit pas du métal lambda. C’est le problème avec les vieux prog-heads: ça a des exigences.

Alors voilà où on en est: j’avais mentionné dans un billet précédent que j’avais préféré Helvetios, le nouvel album d’Eluveitie et, ce soir, c’est toi que je vais voir plutôt qu’eux. J’ai confiance: tu vas nous faire une grande prestation et je passerai une bonne soirée.

Sinon… disons que le billet de demain risque de piquer un peu.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Je connais assez peu Epica. Et honnètement, tu ne donne pas vraiment envie de m’y mettre. :p

    Je vais réécouter Imaginaerum moi.

    • Alias dit :

      Autant je peux être raisonnablement bon public pour tout ce qui est bouquin, film ou BD, autant je reconnais être un chieur de première bourre pour tout ce qui concerne la zique.

      Donc, un album que je trouve moyen ou décevant a toutes les chances d’être considéré comme décent, voire bon par quelqu’un de normal.

  2. fxguillois dit :

    hourra, j’ai envie compris un de tes billets musicaux.

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