Epica: The Quantum Enigma

S’il n’y avait pas les Finlandais dans la bagarre, on pourrait croire que « métal symphonique néerlandais » est un pléonasme et que ses représentants voyagent en groupe, car après Delain et Within Temptation, c’est Epica qui nous gratifie d’un nouvel album, intitulé The Quantum Enigma. Au passage, joli titre; on dirait presque du rock progressif. Ahem.

Disons le tout de suite, ce ne sera pas l’album qui va révolutionner le genre, mais ce n’est pas non plus celui qui va vous faire roupiller. Parce qu’il y a ici « métal » et « symphonique » à 110%. Chacun. Un peu comme d’habitude, Epica livre ici un concept-album et, au passage, une leçon de comment on fait un vrai concept-album, un avec un concept musical.

Quatorze titres, pas loin d’une heure et quart de musique, un orchestre symphonique, des chœurs en ordre de bataille et du vrai métal qui tabasse pour lier le tout (dans les ténèbres), emmené par le classique duo vocal masculin-féminin. Epica, c’est un peu l’archétype du genre: sans aller jusqu’à dire qu’il fait tout mieux que tout le monde, il fait tout plus.

Et la plupart du temps, c’est vraiment très bien. C’est hollywoodien en diable, ça dépote comme un film de Michael Bay, c’est grandiloquent comme du Disney, cascades par Rémy Julienne, effets spéciaux par WETA et ILM. Alors oui, ce n’est pas toujours très subtil, mais ça fonctionne du feu de Wotan.

C’est un album que je me surprends à écouter encore et encore, comme un gros pot de Nutella avec un plongeoir. Je sais que ce n’est pas forcément très bon pour moi, mais je ne peux pas m’empêcher de m’en reprendre une liche.

Des titres comme « The Second Stone », « Unchain Utopia », « Omen – The Ghoulish Malady » ou « Natural Corruption » et son épique complément « The Quantum Enigma —Kingdom of Heaven », pour ne citer qu’eux, sont juste irrésistibles. Même le CD bonus, qui propose quatre versions acoustiques (dont une à la façon des chansons de marin), est très sympa.

Bref, si Epica a, avec cet album, décidé de se la jouer à la valaisanne, c’est à dire pas subtil. Ça leur réussit plutôt bien et, dans le genre blockbuster métal, The Quantum Enigma est un excellent album, du niveau de Design your Universe et, plus généralement, parmi les tous meilleurs de ce début 2014.

En bonus, la lyrics video de « Essence of Silence »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. FX dit :

    voilà un billet qui donne envie…

  2. Guillaume Stellaire dit :

    Ha j’avions pas vu ta chronique ! Ouais cet album m’a fait changer d’avis sur Epica. Enfin désormais j’ai un album d’eux à écouter avec plaisir !
    Guillaume Stellaire Articles récents…Epica – The Quantum EnigmaMy Profile

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