Equilibrium: Armageddon

Equilibrium: Armageddon

En fait, j’étais parti pour vous faire une énième chronique de prog, sympa mais pas super folichon, et là, les Allemands de Equilibrium déboulent avec leur dernière galette, Armageddon. Toc-toc-badaboum!

Alors, pour définir Equilibirium, prenez Nightwish, remplacez la chanteuse par un chanteur qui growle en allemand et montez le potard du folk sur quatorze – comme on part avec Nightwish, tous les boutons étaient déjà sur onze.

En gros, c’est donc du métal symphonique, avec des gros bouts de folk, et chanté en allemand. Enfin, pas toujours, mais souvent. Déjà que le Finlandais n’est pas toujours un grand subtil, un Allemand je ne vous raconte même pas! En même temps. sympho ce qu’il faut!

Armageddon compte onze pistes, plutôt dans le registre court – entre quatre et cinq minutes, avec une intro à trois et un final qui dépasse les sept. Pas mal des morceaux sont instrumentaux ou contiennent des plages instrumentales et, pour le cas où on est vraiment allergique au growl, le digipack contient une version complètement instrumentale de l’album entier.

Cet album a les mêmes bons et mauvais côtés que Nightwish. Commençons par les mauvais avec l’aspect très “formulaïque” que leur musique. On a l’impression que le bazar a été créé sur la base d’une recette standardisée, une sorte de metal symphonique certifié ISO, conçu en soufflerie pour un impact maximum. C’est efficace, mais sans surprise.

Et d’ailleurs, “efficace” est également à placer dans les bons côtés. Parce que non seulement Equlibrium est très efficace, mais l’aspect folk lui donne une forme de légèreté. Oui, je sais que parler de “légèreté” pour un style qui est somme toute du heavy-metal, c’est un peu pousser; disons que c’est bondissant. Comme dirait un auteur de mes relations, ça sautille.

Alors oui, intellectuellement, ce n’est pas très satisfaisant, mais c’est une musique qui est calibrée pour les émotions primaires: droit au cerveau reptilien, épargnez le cortex! Et pour ça, Armageddon est super bien fait. Ça bourrine ce qu’il faut, il y a de la mélodie en pagaille et plus de claviers que sur une scène de festival prog et on a droit à des brûlots comme “Erwachen”, “Katharsis”, “Heimat”, “Born to Be Epic” ou “Rise Again”.

Bonus, la vidéo de “Eternal Destination”, du metal post-apo comme on en faisait dans les années huitante, quand la guerre nucléaire était à la mode:

Et puis aussi celle de “Born to Be Epic”, parce que:

https://www.youtube.com/watch?v=hYoB2Tj3LR8

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