The Erkonauts à Genève

The Erkonauts à Genève
Il paraît que les concerts de Noël, c’est traditionnel. Soit: après celui de Primasch l’année passée, ma tradition à moi sera d’aller voir des concerts bruyants, comme celui donné par le groupe genevois The Erkonauts dans le minuscule local de Urgence Disk à L’Usine.

Je vous en avais parlé à l’occasion de la sortie de leur album I Did Something Bad, The Erkonauts, c’est à l’origine un power-trio emmené par le chanteur-bassiste Ales Campanelli, qui sévit également dans Sybreed et Djizoes et qui, ici, donne dans un métal brut de décoffrage, avec toute la subtilité d’une campagne de bombardement stratégique, mais condensée en un peu moins d’une heure.

Un mot sur la salle: mon salon est plus grand. En fait, je soupçonne que ma salle de bain est plus grande, mais pas de beaucoup. Plus de vingt personnes s’y agglutinaient, en plus des musiciens et du personnel (à l’origine, c’est une boutique de disques) et on n’avait pas l’impression que c’était peu fréquenté.

À vrai dire, j’ai pu constater qu’il est possible d’être trop près quand on prend des photos: même avec un objectif 17-70 mm, je n’arrivais pas à cadrer tout le monde.

Le groupe monte sur scène un peu avant 18 h 30 et balance les watts sans compter. Il enchaîne les morceaux de l’album: “The Great Ass Poopery”, “Tony 5”, “Gog”, “Dominium Mundi”, ainsi que “The Machine” et “Culbutos” du dernier album de Djizoes et, pour conclure une reprise du “Gypsy” de Uriah Heep.

Je crois que j’en oublie, mais l’essentiel est là. Le public est assez proche pour passer au groupe cigarettes, boissons et blagues vaseuses, dans la bonne humeur.

Un set assez court, donc, mais le maître-mot est “bonne humeur”: le groupe joue sur ses terres, le public est acquis à sa cause, tout le monde se connaît ou presque et l’enthousiasme du groupe est communicatif à sa musique et réciproquement. Ça dépote avec entrain.

Bref, un concert sympa et sans chichis, où je regretterai seulement l’atmosphère saturée de clopes. Ça ne m’avait pas manqué. Du tout. Mais bon, fuck yeah métal!

Mes photos, avec plein de cadrages bizarres, sont sur Flickr, toujours sous licence Creative Commons.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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