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“Eternity Incorporated”, de Raphaël Granier de Cassagnac

Dans la Bulle, seule structure humaine à avoir survécu au Virus, la vie des citoyens est contrôlée par le Processeur. À ce stade de l’évocation de Eternity Incorporated, roman de science-fiction de Raphaël Granier de Cassagnac, deux catégories de lecteurs de ce blog vont sans doute sourire : les joueurs de jeu de rôle, qui y verront une grosse inspiration Paranoïa, et les habitués de la collection Fleuve Noir Anticipation, à qui cela rappellera sans doute (et entre autres) une trilogie de G. Morris sur un thème similaire.

Je ne vous cacherai pas qu’il y en a aussi, mais le roman reprend ces éléments et influences, les remet au goût du jour et les remixe en un ensemble cohérent, une fable sociopolitique avec des éléments mystiques ambitieux. Cette ambition est à la fois le point fort et le point faible du roman : point fort, parce qu’il se donne un but intéressant et rarement évoqué – une utopie qui réussit confrontée  à son obsolescence finale – et point faible parce que cette conclusion arrive un peu de nulle part et gâche l’ensemble par un final à la 2001 (le film de Kubrick) qui laisse le lecteur se demander quel est le fox-trott.

Cela dit, entre les deux, reste un roman intéressant, suivant trois personnages (un artiste marginal, une militaire et une technocrate proche du pouvoir) qui cherchent des réponses à la disparition du Processeur, l’intelligence artificielle tout-puissante qui contrôlait la ville. L’écriture est alerte, sans déborder d’originalité, et le rythme soutenu. Ne vous laissez pas impressionner par la taille de l’ouvrage : Eternity Incorporated se lit vite. Je l’ai poutzé en deux-trois heures de train entre Genève et Milan.

L’univers nécessite une certaine dose de suspension d’incrédulité, notamment sur le fait qu’il puisse rester autant de vestiges accessibles et utilisables d’une civilisation comme la nôtre disparue depuis six siècles. Il comporte également pas mal de bonnes idées très facilement utilisables en science-fiction (notamment sur le fonctionnement d’une « société idéale » et de ses marges) ou en post-apo.

Moi je l’ai bien aimé, et ce n’est pas seulement parce que l’auteur m’a fait une dédicace à Zone franche (et m’avait également contacté à un moment pour savoir si son bouquin était distribué à Genève). Ce n’est pas le roman de SF du siècle, ni même de l’année, mais il est plaisant à lire et, malgré son chapitre final qui a envoyé mon WTF-omètre dans le rouge, je le recommande volontiers.

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