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Evergrey à Collombey

Evergrey à Collombey

Putain de concert ! Ceux qui suivent mon flux Twitter ont pu avoir un compte-rendu en temps réel de l’aventure, mais, pour ceux que le XXIe siècle agace, voici la version longue. Je vais finir par avoir une certaine habitude des concerts qui dépotent dans des coins paumés, mais, dans le cas du passage des Suédois d’Evergrey au Yukon Bar de Collombey, je crois que j’ai quand même décroché le pompon.

Déjà, Collombey, ce n’est pas grand et passablement paumé : un petit bled sur la ligne de tram près de Monthey, dans le Chablais valaisan. Collombey-le-Grand, c’est son pendant villageois et le Yukon Bar se situe au-delà de la zone industrielle ; comptez deux bons kilomètres à pied depuis la gare la plus proche.

Le Yukon Bar, c’est une petite salle dans un bâtiment au style « cabane de rondins », avec poutres apparentes. Quand je parle de « petite salle », Satellite est plus grand ; c’est dire. Le fait de voir passer un groupe du calibre d’Evergrey dans ce genre d’établissement, c’est un peu surréaliste (j’ai appris plus tard qu’ils auraient dû jouer au Z7 de Pratteln, près de Bâle, mais le jour était déjà pris).

Toute cette mise en bouche, c’est bien beau, mais quid du concert ? On va faire simple : c’était métal.

Evergrey à Collombey 08Je suis arrivé à la fin du set de Chaoswave, un groupe italien qui semble donner dans un style proche de Lacuna Coil ; je n’en ai pas entendu grand-chose, mais j’ai embarqué leur dernier album et je vous en reparlerai sans doute plus tard. Quelques changements techniques plus tard, Evergrey arrive sur scène et l’enfer commence !

Le métal, c’est un état d’esprit ; quand on dit « l’enfer commence », ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Evergrey produit un métal progressif très énervé, avec suffisamment d’énergie par album pour éclairer une ville moyenne pendant quelques heures. En termes plus crus, ça dépote sec. Dans ce genre de cas, un son crade en concert peut être un atout plutôt qu’un désavantage.

Parce que oui, la sono était particulièrement rugueuse : une batterie qu’on ressent plus qu’on ne l’entend, guitare et basse qui déferlent en ouragan sonore, des vocaux pas toujours audibles et, par-dessus, les touches du clavier qui survolent l’ensemble (je vous fais grâce des larsens en pagaille). Pour n’importe quel groupe de métal progressif, ce serait la recette d’un ratage en force ; dans le cas d’Evergrey, ça passe – mais tout juste. Souvent à deux doigts de la sortie de piste, le son est parfois parti faire un tour dans le bac à sable (pensez « ponceuse à sable ») au point que je n’arrivais pas à reconnaître les morceaux.

Malgré cela, c’était une heure quarante de pur métal ; pas vraiment le service minimum, donc, malgré une audience un peu clairsemée (une centaine de personnes, à vue de pied). Surtout des anciens morceaux, dont une bonne part de Recreation Day – le meilleur, à mon avis – et notamment la fin de The Inner Circle, jouée au clavier et à la batterie avant que les autres membres ne reviennent. Énorme !

C’est le genre de concert qui fait rajeunir de vingt ans – et en fait reprendre trente le lendemain. De toute façon, de ce que j’ai vu du public hier soir, le métal, c’est devenu un truc de vieux. Fuck les jeunes !

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