Fates Warning: Darkness in a Different Light

Après Dream Theater et James LaBrie, c’est au tour d’un autre Grand Ancien du métal progressif de faire son retour: Fates Warning sort un nouvel album, Darkness in a Different Light. Il ne manquerait plus que Queensrÿche ne… oh, wait, il y en a même maintenant deux!

Alors bon, Fates Warning, ça a toujours un peu été le serious progressive metal is serious de la bande: ça rigole rarement, ça tombe comme à Gravelotte, c’est la vie et toutes ces sortes de choses. Cet album ne fait pas vraiment exception, on n’est pas là pour rigoler.

De mon expérience, il existe deux types d’albums de Fates Warning: les purs chefs-d’œuvre (A Pleasant Shade of GreyDisconnectedPerfect Symmetry) et ceux dans lesquels le très bon côtoie le moins bon (la dernière fois que le groupe a sorti un mauvais album, c’était Night on Bröcken).

Darkness in a Different Light appartient malheureusement à la seconde catégorie. D’une part, il ressemble quand même beaucoup au précédent, X, qui était somme toute assez moyen; d’autre partm, et c’est plus gênant pour moi, il n’y a qu’une poignée de pistes, sur les dix que compte l’album, qui arrivent à m’émoustiller franchement. Oh, le reste est pas mal, mais juste « pas mal ».

Pour être plus précis, « One Thousand Fires », qui ouvre le bal avec près de sept minutes et demie, ou « I Am » sont d’excellents morceaux, bien pêchus, qui ne dépareilleraient pas sur Disconnected. J’ai également une tendresse coupable pour des pièces plus calmes et bizarres, comme « Lighthouse » ou « O Chloroform ».

Et puis il y a les cas de « Yet It Moves », pièce final de quatorze minutes et qui commence en boulet de canon avant de s’éparpiller quelque peu. À la limite, c’est même un résumé de l’album: quelques bonnes idées, une interprétation générale irréprochable, mais une tendance à retomber dans la facilité quand personne ne regarde.

En tant que fan de la première-époque-ou-presque (j’ai découvert le groupe avec Awaken the Guardian), je me réjouis de voir Fates Warning continuer à produire du métal progressif de bonne qualité, mais je regrette toujours quand le groupe se contente de dérouler son savoir-faire, alors qu’il a su innover de nombreuses fois. Bon, ça sera peut-être pour le prochain…

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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