Festival international des jeux de Cannes 2012

C’est devenu notre virée bi-annuelle dans le sud de la France : Isa et moi étions au Festival international des jeux de Cannes (FIJ pour les intimes) ce week-end. C’est aussi l’occasion d’aller dans un bled potentiellement plus chaud que Genève en hiver – surtout cet hiver-ci.

Contrairement à beaucoup de salons qui jouent dans la surenchère titrière, voire dans la mégalomanie profonde, le FIJ mérite bien son nom de festival international, et le « des jeux » n’est pas non plus là pour dire « le poker et la belote » (ou « le jeu de rôle et le grandeur nature »), mais bien tous les jeux, ou peu s’en faut.

Au FIJ, le jeu, c’est sérieux : il y a des tournois de jeux vidéo, du lasergame, du jeu de rôle – dans sa déclinaison sur table comme en grandeur nature – des jeux de plateau simples ou complexes, des jeux de carte, des jeux traditionnels, plus des espaces dédiés au poker ou au wargame à figurines. En gros, si c’est vaguement classé dans la catégorie « jeu », ça s’y trouve. Si ça ne s’y trouve pas aussi, d’ailleurs, puisque le salon incluait aussi une petite section manga et du cosplay (un peu cougnés dans un ghetto ; pour une fois que ce ne sont pas les rôlistes).

En théorie, c’est pour moi l’occasion de faire un peu de réseautage en allant dire coucou aux acteurs du (petit) monde rôlistes du (grand) sud-est : auteurs, illustrateurs, éditeurs et associations, de faire une ou deux parties de Tigres Volants (on ne se refait pas) et de tester quelques jeux nouveaux.

En pratique, c’est plus compliqué que cela : déjà que j’avais l’impression d’une foule massive il y a deux ans, cette année, c’était encore plus blindé de monde ! C’est bien si on est exposant (les jeux se vendent comme des petits pains), c’est moins pratique quand on est un peu plus que simple visiteur : les places aux tables se vendent cher (c’est une façon de parler : l’entrée est gratuite).

J’ai quand même pu essayer quelques jeux, comme Fame Us, un jeu de bluff où il faut justifier un personnage selon des critères donnés (et plein de mauvaise foi). Panique à la ruche est un jeu tactique plutôt malin, où on contrôle des abeilles devant récupérer du pollen dans un champ « à l’aveugle » (et rotatif) truffé de pièges. Uluru est un jeu de puzzle avec un beau matos, où chaque joueur doit placer des pions selon un schéma pré-établi, mais qui me semble très limité dans les interactions.

J’ai pu aussi voir en avant-première, un jeu de plateau 011, basé sur le prochain album de Therion, et qui fera partie d’un projet multimédia (musique, film, jeu) autour des thèmes alchimiques chers au groupe (qui sont également les personnages du jeu), situé à la fin du XIXe siècle à Florence. Nous avons également pris Taggle, dont le concept général est le vannage sans pitié de son vis-à-vis et Isa a raflé King of Tokyo au tirage au sort pendant le concours de cosplay (auquel elle n’a pas participé pour cause de pas prévenue à temps qu’il y en avait un).

Autant dire que, dans ces conditions, j’étais content que ma partie de Tigres Volants se déroule dans une grande salle ad hoc, loin de la foule compacte du salon en lui-même. Ça signifie quand même une ambiance hall de gare, mais nettement plus gérable que les hurlements des hordes familiales semi-hystériques ponctués par les appels généraux sur haut-parleur pour cause de début d’événement ou de progéniture égarée. En tous cas, chapeau à l’équipe de GRAAL pour avoir organisé les événements rôlistes !

Le vrai gros défaut du FIJ, c’est qu’on y mange très mal et à des tarifs prohibitifs. Ami public captif, bonjour ! Pour avoir testé des croque-monsieur franchement honteux, j’en sais quelque chose (le fromage blanc était à peu près correct, mais surtout parce que, pour rater un fromage blanc, il faut donner dans le sabotage actif). Sauf que, si on est malin, on fait son marché avant (il y a même des supermarchés ouverts le dimanche) et on se contente du café raisonnablement décent des bars.

Pour les ceusses que ça intéresse, mes photos toupourrites, avec des vrais morceaux de célébrités rôlistes, sont disponibles sur Flickr.

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