Festival international des jeux de Cannes 2014

Bon, ce n’est pas la première fois que je vous en parle, mais le Festival international des jeux de Cannes (FIJ pour les intimes) est en train de devenir un évènement ludique incontournable, marquant en plus l’ouverture de la saison des conventions.

C’est un salon (très) grand public, pluridisciplinaire et gratuit, qui regroupe aussi bien des jeux de société traditionnels, comme le bridge ou les échecs, que des jeux de plateau plus récents, des jeux vidéo ou du jeu de rôles. On y trouve des professionnels aguerris, ainsi que des petites structures ; des industries comme des associations.

On y trouve aussi du manga, de l’animé, du cosplay et du karaoké, on ne sait pas trop pourquoi, mais ce n’est pas ma dame qui s’en plaindrait (sauf qu’elle aurait aimé le savoir avant pour venir avec ses propres costumes ; on ne peut pas tout avoir).

Pendant qu’elle semait terreur et dévastation sur les terres kawaii, j’avais posé ma besace sur le « pôle rôliste », organisé comme d’habitude par l’excellente association GRAAL, qui gère de main de maître les auteurs invités et le tournoi de jeu de rôles, tout en les gavant d’abominables bonbons plus chimiques que l’agriculture intensive.

En parlant du tournoi, j’y ai participé en tant qu’auteur – en découvrant, à ma grande horreur, que je n’avais pas avec moi le scénario que je comptais faire jouer ; du coup je me suis rabattu sur la « bande-annonce ». Je le dis et je le répète : même si ça attire du monde, je trouve l’idée des tournois de jeu de rôles absurde. Ce d’autant plus que, dans le cas présent, la notation des joueurs était principalement le fait du MJ.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, j’ai déjà assez de mal comme ça à gérer ma table pour commencer à faire de l’évaluation de joueurs en temps réel. Sans parler du fait que les évaluations personnelles, je n’aime déjà pas ça au boulot, ce n’est pas pour en faire en hobby. Du coup, j’ai noté « école des fans » : maximum pour tout le monde, quitte à fâcher les organisateurs.

Si c’est le cas, je m’en excuse, mais à mon avis, ça serait plus judicieux d’attribuer les lots par une tombola (ou d’utiliser le concept des défis, notamment mis en place à Octogônes).

Cette râlaison posée (je vous rassure : c’est un peu mon seul motif à chouinage), le salon a été pour moi l’occasion, d’une part de faire acte de présence et de présenter Tigres Volants à un public qui ne le connaît pas forcément (note pour plus tard : inclure l’adresse du site sur les papillons), d’autre part de voir ou revoir des amis et connaissances que je croise rarement autrement et, plus généralement, de réseauter un peu avec les autres acteurs locaux. Le FIJ, c’est pour moi un peu le prolongement du France-Sud Open, la grande convention toulonnaise des années 1980-1990.

J’en ai profité aussi pour commencer une réflexion sur Tigres Volants, ses caractéristiques fondamentales et les idées qu’il véhicule. Vous me direz qu’il est temps, près de vingt-cinq ans après sa première édition et huit ans après la sortie de l’actuel livre de base. C’est vrai, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire (disons plutôt « pour faire » ; pour le « bien », on verra quand ce sera fait). Et oui, ça signifie que l’idée d’une quatrième édition de Tigres Volants commence à me démanger la fibre rôliste. Qui est surpris ?

Je suppose que j’aurais l’occasion de vous en parler plus tard, quand ladite réflexion sera terminée (mais probablement sur le site officiel du jeu plutôt qu’ici), mais disons que la lecture d’Apocalypse World et de FATE me titillent la fibre créatrice pour sérieusement dépoussiérer les mécanismes de Tigres Volants. Cela dit, je préfère ne pas mettre la charrue avant les bœufs et, donc, poser les fondamentaux avant de discuter du système.

Bref, c’est fatigué, un peu malade (et sérieusement mouillé ; si le week-end a été plutôt beau, il a été encadré par beaucoup de pluie), mais plutôt content que je regagne mes pénates. Jusqu’à l’année prochaine.

Pour ceux que ça intéresse, mes photos sont en ligne sur Flickr.

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