“Fiddlehead”, de Cherie Priest

Avec Fiddlehead, sixième titre de la série steampunk “Clockwork Century”, Cherie Priest conclut son arc narratif commencé avec Boneshaker. Et je dois avouer qu’elle le fait avec un certain panache: par une histoire qui implique une course contre l’apocalypse et un casting de rêve.

On y retrouve un certain nombre de têtes connues, à commencer par celle de Maria “Belle” Boyd, l’ancienne espionne sudiste devenue agent des Pinkerton’s découverte dans Clementine, ainsi que l’énigmatique et interlope Kirby Troost. On y trouve également pas moins de deux présidents américains: l’ex-général Ulysses S. Grant et un Abraham Lincoln très diminué physiquement après l’attentat qui a failli lui coûter la vie, mais encore très actif.

Cette activité se manifeste notamment par son soutien à un certain Gideon Bradsley, inventeur génial de l’éponyme machine, un calculateur mécanique capable de prédire que, si la Guerre civile entre le Nord et le Sud ne se termine pas très vite, alors les seuls qui gagneront seront les zombies, toujours plus nombreux.

Cette prédiction ne plaît pas à tout le monde, notamment à ceux qui profitent de la guerre et s’apprêtent d’ailleurs à transformer le gaz zombifiant en arme de destruction massive. Du coup, l’inventeur et ses protecteurs se retrouvent en danger, pendant que Maria Boyd recherche la vérité sur les zombies et tente de stopper l’arme.

S’il commence un peu lentement, ce Fiddlehead est très rapidement prenant et se caractérise par une bonne dose d’action et des personnages très attachants. À mon avis, le rythme aurait pu être un peu plus poussé en enlevant une partie des monologues intérieurs des personnages, mais en l’état, il reste très satisfaisant – surtout en comparaison du poussif The Inexplicables.

Et puis, si Fiddlehead conclut effectivement le cycle en répondant à la plupart des interrogations sur les personnages, il laisse encore quelques questions ouvertes pour la suite. La Guerre civile est terminée, mais celle contre les zombies continue; que va devenir cette Amérique uchronique, sans parler du reste du monde?

En conclusion (de cette conclusion), la fin est réussie et, globalement, The Clockwork Century est une excellente série steampunk, raisonnablement crédible et assez éloignée des clichés du genre.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :