Finntroll: Blodsvept

Ça va peut-être vous surprendre, mais Finntroll, je découvre. Ce Blodsvept, qui est leur dernier album en date, c’est le premier que j’achète. Pour ceux qui ne connaissent pas, Finntroll a un nom qui a la tête de l’emploi, vu que ce sont des métaleux finlandais dont la musique donne dans le festif à tendance folkoïde.

En gros, ça m’a rappelé d’autres groupes nordiques que je connais (enfin, que je connais mieux), comme Korpiklaani ou Diablo Swing Orchestra: c’est certes du métal, de la variante à growl, mais joué sur des thèmes de bal-musette ou de fête foraine.

Alors bon, pour le côté festif – ou, à tout le moins, qui remue dans tous les sens – rien à redire: ça fait le job. Par contre, l’instrumentation est très classique: foin d’accordéon ou de section de cuivres comme chez les précités, toutes les sonorités exotiques semblent provenir d’un bête clavier, ce qui est un peu décevant; il y a bien quelques musiciens invités, mais on peine à les entendre dans la masse.

L’autre côté gênant, c’est qu’assez rapidement, on à l’impression d’entendre N fois les mêmes morceaux. Même un Saltatio Mortis me paraît plus varié (encore que, dans ce cas, c’est sans doute dû au fait que je les ai vus en concert, où ils ont joué des morceaux de diverses époques).

Alors bon, ce n’est certes pas déplaisant, mais un peu décevant quand même. Dans un style différent, j’ai avec Blodsvept un peu la même impression qu’avec The Nexus, le dernier album d’Amaranthe: ça pourrait être bien mieux.

À noter que la pochette me fait d’ailleurs un effet similaire, avec des illustrations visiblement bien travaillées, mais un livret à peu près illisible. On dirait un fanzine de jeu de rôle bricolé par quelqu’un qui a beaucoup plus d’enthousiasme que de sens commun (ou de talents de graphiste), avec des textes en fraktur sur fond illustré.

Dans l’absolu, Blodsvept reste un album agréable, pour qui aime le métal qui bouge et les ambiances baroques; le genre de musique parfait pour illustrer une scène de jeu de rôle façon bagarre de taverne ou poursuite dans une ville médiévale. Mais ce n’est pas vraiment un album transcendant pour autant.

Pour vous faire une idée, je vous rajoute une non-vidéo du morceau-titre. Allergiques au growl, s’abstenir.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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7 réponses

  1. Roboduck dit :

    Effectivement, c’est assez basique…
    Roboduck Articles récents…PlanetaryMy Profile

  2. Imaginos dit :

    > On dirait un fanzine de jeu de rôle bricolé par quelqu’un qui a beaucoup plus d’enthousiasme que de sens commun (ou de talents de graphiste)

    Sauf erreur de ma part, les illustrations de la jaquette sont l’œuvre d’un des membres du groupe. Je ne sais pas si on lui doit aussi la maquette, mais ça pourrait expliquer un certain amateurisme.
    Imaginos Articles récents…N, comme NortonMy Profile

  3. Fabien Lyraud dit :

    Les Trolls à nageoires, drôle de concept.
    Bon, des fois traduire le nom d’un groupe en Français ça fait de drôle de truc. (:-)

    • Alias dit :

      Sauf que « fin », dans le sens de nageoire, n’a qu’un seul N en anglais. Et que le groupe est finlandais, ce qui explique d’ailleurs le titre.

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