Fish: Thirteenth Star

À force de vous causer de Marillion, passé et présent, j’ai eu envie d’explorer ce qu’avait fait Fish en solo et, du coup, je me suis pris son dernier album studio en date, Thirteenth Star (2007). Je dois avouer que j’ai été surpris — et pas par le fait qu’il ne s’agit ni d’un hommage au Valais ni d’un concept-album autour de la station spatiale Thirteen Stars de l’univers de Tigres Volants.

Alors certes, j’avais pris son premier album solo, Vigil in a Wilderness of Mirrors, qui sonnait plus comme un règlement de compte au sortir de son divorce d’avec Marillion (disons, pour simplifier et éviter les détails sordides, que ça ne s’était pas fait par consentement mutuel). C’était il y a vingt ans et je me demandais avec une pointe d’inquiétude à quoi ressemblait le Fish du XXIe siècle. La réponse est “similaire, mais différent”.

Musicalement parlant, et à peu de choses près, Thirteenth Star aurait très bien pu sortir deux ou trois ans après Vigil…: même écriture à mi-chemin entre le néo-prog de Clutching at Straws et un pop-rock plus plan-plan, mêmes thèmes autobiographiques et contemplatifs, écriture toujours aussi poétique, quoique moins influencée par divers psychotropes.

La grosse différence – presqu’un choc, pour moi – réside dans la voix: qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Fish? Je suppose que si j’avais plus attentivement suivi la carrière du grand homme (1 m 96 selon des biographes non autorisés), j’aurais pu entendre le changement de voix au fur et à mesure. En l’état, il ne reste plus que des ombres des accents si particuliers (notamment écossais) de sa voix, ce qui est d’autant plus décevant que c’est un des éléments les plus marquants du bonhomme.

Malgré tout, Thirteenth Star est un album des plus sympathiques et, même si on ne peut pas dire que c’est du rock prog pur jus, l’influence des Marillion des vertes années reste agréablement présente pour un FBDM dans mon genre.

Ceux qui avaient perdu d’oreille le bûcheron écossais depuis la séparation du groupe ont sans doute meilleur temps de viser une compilation qui leur permettrait de se faire au nouveau timbre ou écouter les extraits disponibles sur le site. Les plus aventureux (ou ceux qui savent) peuvent acheter l’album sans autre. Fish, c’est toujours bon: mangez-en!

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