Flander’s Company, saison 2

Ce qu’il y a de bizarre avec la Flander’s Company, c’est comment une série réalisée avec un manque flagrant de moyens, des effets spéciaux à la ramasse, des costumes plus ou moins miteux et un jeu d’acteur très aléatoire peut parvenir à être aussi drôle. Peut-être précisément parce qu’elle ne s’embarrasse pas de chichis et qu’elle se concentre sur des situations comiques imparables et des répliques qui tuent.

Tout ceci pour dire que si j’avais trouvé la première saison de cette websérie française amusante (j’avais dû en causer dans l’ancien blog), mais sans plus, la deuxième est plusieurs tons au-dessus et est carrément hilarante.

Pour ceux qui n’avaient pas suivi, le principe de base de la série, c’est la vie au sein de l’éponyme Flander’s Company, société qui se targue de recruter les meilleurs super-méchants pour servir d’adversaires de qualité aux superhéros. Leur devise: “Nous servons le Mal, mais nous le servons bien!” Bien évidemment, le personnel forme une sympathique galerie de cas sociaux, voire de cas cliniques, qui doivent gérer une avalanche de boulets gratinés qui ont pour ambition de devenir suppôts du Mal. Le tout est présenté sous la forme d’épisodes courts – un peu à la Kaamelott, mais la comparaison s’arrête là.

Dans cette nouvelle saison, mis à part le carnaval habituel, la Flander’s va devoir également gérer une OPA pas réellement amicale d’un groupe spécialisé dans la haute couture; ne cherchez pas, mais il y a une raison. Ce fil conducteur n’est pas seulement un gadget scénaristique et ajoute un pincée d’intensité dramatique aux épisodes, tout en donnant bien évidemment une panoplie de motifs à situations burlesques à base de super-pouvoirs mal maîtrisés et de harcèlement moral sur le lieu de travail. Dilbert rencontre The Authority, en quelque sorte.

Alors certes, c’est une série qui a beaucoup des traits de l’amateurat. Elle nous vient de la même équipe qui a commis la websérie Damned et est dans la même veine que la légendaire série de sentai français France Five. Cela dit, j’ai déjà vu des acteurs de vraies séries télé françaises qui jouaient plus mal que ça et, comme dit au début, situations et dialogues sont top, avec en plus des personnages qui, aussi caricaturaux soient-ils, réservent des surprises.

J’ai vu la série en DVD, mais elle est diffusée sur la chaîne télé Nolife en France et est également visionnable gratuitement sur le site web sus-mentionné, ainsi que sur YouTube. Pour le prix, ça vaut vraiment le coup d’y jeter plus qu’un coup d’œil. La Flander’s, c’est de la bonne!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. July dit :

    Boucherie !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :