Flattr

Dans un article récent de ce blog à propos d’Adblock, au milieu d’une bonne dose de controverse, j’avais mentionné le fait que j’étais d’accord de payer pour des sites si ça pouvait me débarrasser des verrues publicitaires qui les constellent. Il semble que, grâce aux Suédois de Flattr, les internautes créateurs de tout poil ait désormais un outil pour obtenir des micro-paiements de leurs visiteurs sans que la procédure ressemble à un gymkhana au milieu d’une guerre majeure.

L’idée est la suivante: créez un compte sur Flattr, donnez-lui tous les mois une certaine somme d’argent déterminée et, au fil de vos utilisations d’Internet, si vous tombez sur un truc qui vous plaît et dont l’auteur a lui aussi un compte Flattr, vous pouvez cliquer sur le bouton adéquat. Chaque clic s’ajoute à une liste sur votre portion du site Flattr et, à la fin du mois, le montant que vous avez mis sur votre compte sera distribué équitablement entre tous les sites (ou autres) de votre liste.

Certes, ça risque de ne représenter que quelques centimes par clic, suivant le nombre de sites que vous ajoutez à la liste et le montant mensuel que vous décidez d’allouer, mais si l’initiative rencontre un certain succès et que les utilisateurs jouent le jeu, ça peut se cumuler et commencer à faire une source de revenu conséquente.

C’est probablement aussi très optimiste de voire dans un pareil projet autre chose qu’une source de revenu alternatif; c’est un peu le défaut du bidule: tant qu’il reste confidentiel, l’impact sera mathématiquement faible pour les ceusses qui se lancent dans l’aventure.

Personnellement, c’est un outil que je ne pense utiliser que comme donneur: pour le moment, j’ai une source de revenu régulière et confortable et je ne vois pas l’intérêt d’ajouter Flattr à mes sites. Par contre, ceux qui essayent de se faire un petit revenu d’appoint par Internet devrait y jeter un œil.

J’aime aussi beaucoup l’idée qu’il n’y ait qu’un seul type de compte, que l’on soit donneur ou receveur, et que la nature de l’outil fasse qu’on ne peut pas être receveur sans être donneur.

Un dernier mot: Flattr est encore considéré comme en version beta, il ne faut donc pas s’étonner si tout ne fonctionne pas encore au quart de tour; par contre, ça signifie également que c’est un bon moment pour s’y intéresser et de proposer des changements ou des améliorations. Le partage, ça fonctionne aussi comme ça.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. François dit :

    J’ai aussi découvert Flattr récemment et j’aime bien le concept. Je ne me suis pas encore enregistré, par contre.

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