FlattrStat

Si je devais reprocher quelque chose à Flattr, c’est que ça manque de statistiques. Certes, on sait combien on donne et combien on reçoit, ce qui est tout de même l’essentiel, et on a une bonne idée de quel contenu reçoit quoi, mais ça reste limité.

Fort heureusement, il existe FlattrStat, développé par Lionel “Ploum” Dricot. Je vous en avais déjà brièvement parlé il y a peu, mais pour expliquer plus avant, il s’agit d’un script écrit en Python, qui, placé dans un dossier avec les compte-rendus de dons au format CSV, fournit un compte-rendu détaillé des revenus Flattr par contenu.

Bon, le fait que ce soit un script Python demande d’avoir une machine qui peut gérer ça, genre un serveur web qui tourne sous Linux. La bonne nouvelle, c’est que si on n’a pas trop peur de la ligne de commande, un Mac sous OS X fonctionne tout aussi bien, via le terminal Unix. Mais c’est vrai qu’avec une interface graphique, ça ne serait pas plus mal.

Grâce à FlattrStat, je peux savoir quel article a rapporté combien, en clic et en dons. Si je veux, je peux même choisir sur quelle période, en ne plaçant que tel ou tel compte-rendu dans le dossier. Par exemple, je peux dire que, depuis février 2011 (date à laquelle j’ai commencé à recevoir des dons), hormis le blog en lui-même (29 clics, €28.09) et mon profil Flattr (15 clics, €3.99), l’article qui m’a le plus rapporté est Irrwisch Terminal, avec quatre clics et €2.65.

Suivent Demain, je quitte Facebook… (4 clics, €2.57), Qui prend la première GARDE? (2 clics, €2.48), Quand je regarde les médias, l’abysse me regarde (2 clics, €2.33), « The Toaster Project », de Thomas Thwaites (2 clics, €2.25), Tigres Volants: Écriture en roue libre (1 clic, €2.25) et Archives rôlistes: monter la GARDE (2 clics, €2.24). Les autres contenus s’échelonnent entre €1.80 et trois centimes…

Première constatation: très peu d’articles m’ont rapporté de quoi me payer une bière (encore moins quand on considère que mes bières préférées coûtent facilement quatre ou cinq euros au comptoir). Cela dit, il faut considérer que je ne suis pas exactement un blog à fort trafic (quoi que persiste à dire Alexa): dans la même période (22 mois, donc), j’ai reçu environ 50 000 visiteurs uniques (sans compter les abonnés au flux RSS).

Si je m’amuse à faire le calcul, je m’aperçois le taux de clics par visiteur est d’environ 2.7 pour mille – ou, pour jouer les vils capitalistes, chaque visiteur me rapporte 0.15 centimes d’euro. Après, je ne suis pas certain qu’un afflux soudain de visiteurs aurait pour conséquence un surcroît de dons dans la même proportion: la popularité (ou absence de) de Flattr est un facteur limitant.

Deuxième constatation, si je prends comme principe que mes revenus servent surtout à être redistribués vers d’autres utilisateurs de Flattr, le tableau de la période est plus intéressant: depuis août 2010 (date à laquelle j’ai commencé à utilisé Flattr) jusqu’à novembre 2012, j’arrive donc à €90 euros distribués pour €78.60 reçus (curieusement, FlattrStat arrive à un résultat un peu différent: €79.25).

À mon avis, et ce à moins d’avoir un site qui attire beaucoup de trafic, utiliser les revenus Flattr pour financer les dons Flattr est l’objectif le plus réaliste.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. christophe dit :

    Donc en résumé, utiliser Flattr sert surtout à faire rapporter de l’argent à Flattr ?

    C’est peut-être un poil dommage.

    • Alias dit :

      Comme tous les services de ce genre, Flattr prend sa comm’ au passage: 10% des transactions. C’est beaucoup, mais pas beaucoup plus que PayPal, par exemple.

      Alors oui, du coup, avec le faible montant des échanges, rares sont les utilisateurs qui gagnent assez pour faire autre chose de leur argent.

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