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Flying Colors: Third Degree

Flying Colors: Third Degree

Mettez ensemble cinq pointures venus de groupes différents et vous obtenez un supergroupe. Ce supergroupe-ci, Flying Colors, revient avec Third Degree, un troisième album de ce que j’appelle du « rétro-classic-rock », par analogie au rétro-prog.

Le rétro-classic-rock consiste à jouer des compositions originales, mais écrites à la manière des grands groupes de classic-rock des années septante-huitante. On va y retrouver des inspirations multiples des Beatles à Muse en passant par Kansas ou les Beach Boys.

Pour ce faire, Flying Colors peut compter sur cinq monstres: Neal Morse, qu’on ne présente plus, Steve Morse (Kansas, Deep Purple), Dave LaRue (Dixie Dregs, Joe Satriani), Mike Portnoy (Dream Theater et un million d’autres projets); seul le chanteur, Casey McPherson, n’est pas très connu en dehors des milieux spécialisés, mais c’est quand même une pointure.

Comme souvent, la question est de savoir si, avec de tels ingrédients, la mayonnaise peut prendre. De ce point de vue, je vous rassure tout de suite: c’est du bon.

Third Degree nous en donne pour notre argent – en tout, plus d’une heure pour neuf titres. Les pistes sont souvent longues, entre cinq et huit minutes, avec en prime deux epics qui tournent autour de onze minutes chacun.

Question qualité, c’est une autre histoire. Certes, Third Degree est un album réalisé avec soins, globalement bon et sans ratage, mais sans grande passion. J’ai aussi trouvé que la production manquait un poil de relief, problème déjà présent sur les deux autres albums.

Ceci dit, Flying Colors nous livre quelques compositions brillantes, notamment les deux epics: un « Last Train Home » composé par Steve Morse et très kansasien (sans les violons), et « Crawl », plus classique avec des accents à la Muse.

Je citerais aussi « Geronimo », très entraînant, et l’irrésistible « Love Letter », mix improbable entre Beatles et Beach Boys.

Au final, Third Degree est un album qui n’est pas entièrement satisfaisant, mais qu’il est difficile de ne pas aimer. Le moins bien est loin d’être mauvais, le bon est très bon et, même si on aurait attendu mieux de cette congrégation du monstres du prog, Flying Colors reste un supergroupe solide.

Cet album est, étonnamment, disponible sur Bandcamp, qui plus est à un prix très raisonnable dans sa version numérique.

Bonus: la video psychédélique de « Love Letter »

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3 commentaires sur “Flying Colors: Third Degree”

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