Flying Colors

Après le rétro-progressif, le rétro-néo-progressif, peut-on aller encore plus loin dans la nomenclature absurde et parler de rétro-classic rock pour désigner le premier album éponyme de Flying Colors?

Fermez les yeux: nous sommes en 1988, l’apogée de groupes comme Asia ou Toto. Flying Colors, super groupe composé de pointures du genre (Steve Morse, Neal Morse, Mike Portnoy, entre autres), revendique cet héritage et nous balance sur cette galette pas moins de onze hits façon classic-rock, mais revus et corrigés à la sauce contemporaine.

Bon, après, c’est peut-être moi qui affabule, mais après l’écoute d’un “Blue Ocean” blues-rock, du hard-rock déjanté de “Shoulda Coulda Woulda” ou d’un “Kayla” digne de Toto, sans parler des références aux Beatles ou à Meat Loaf, je trouve qu’il y a un peu trop de coïncidences. On y trouve même, en toute fin, un “Infinite Fire” très prog sur lequel il est difficile de ne pas reconnaître la patte de Neal Morse.

L’exercice est amusant et Flying Colors s’en tire plutôt bien (mais peut-être pas avec les Flying Colors). La production, par contre, aurait pu prendre exemple sur les musiciens et sortir des platitudes de l’époque. Après, on peut ne pas être sensible au style, dans lequel cas, mieux vaut passer au large.

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