flyingdeadman: sending fires to the sky

Le duo de post-rock français flyingdeadman n’est peut-être pas le meilleur du monde dans sa catégorie, mais son dernier album, sending fires to the sky, prouve d’une part qu’il est un sérieux candidat au titre et, d’autre part, qu’il est un des plus généreux, puisque l’album est téléchargeable gratuitement.

J’avais déjà dit pas mal de bien de leur précédent effort, the forgotten t(h)ree; celui-ci confirme, voire améliore cette impression. La musique de flyingdeadman (qui confirme la haine des majuscules et l’amour des titres longs chez les groupes de post-rock) est en grande partie planante, souvent très sombre et ponctuée d’extraits de films dont on sent qu’ils ne respirent pas la joie de vivre.

Ce qui ne les empêche pas de produire quelques morceaux plus solaires, comme le magnifique “soul journey through rays of dawn” ou “…i see you”, mais l’ambiance générale est plus à la mélancolie, voire à l’angoisse. Je ne sais pas si c’est le cas, mais pour moi, le nom et le style de flyingdeadman, ainsi que les thèmes SF de ses morceaux (“exit from the polar shield”), me rappelle la légende des cosmonautes fantômes.

Il n’y a rien à jeter dans cet album et, pour tout dire, pas grand-chose qui ne soit pas digne d’intérêt. Oh, bien sûr, c’est du post-rock et on ne peut pas vraiment dire que ce soit un genre qui ait tendance à se renouveler (encore moins que le rock progressif traditionnel, c’est dire), mais c’est exécuté avec talent et émotion.

Une nouvelle fois défini par le groupe lui-même comme un EP, sending fires to the sky comporte sept pistes, de quatre à neuf minutes, qui totalisent tout de même près de trois quarts d’heure de musique au total; on a connu des albums plus courts. J’allais dire “vendu comme un EP”, mais une fois encore, flyingdeadman propose sa musique en téléchargement gratuit.

Si vous aimez le post-rock où les ambiances mélancoliques prennent le pas sur l’énergie, vous pouvez – j’irais presque jusqu’à dire “vous devez” – obtenir sending fires to the sky sur Bandcamp; il est même distribué sous licence Creative Commons non-commerciale, partage dans les mêmes conditions.

Bonus: la très conceptuelle vidéo de “exit from the polar shield”:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Guillaume44 dit :

    C’est pas mal en effet. Un son pas forcément très original mais bien mené.
    Guillaume44 Articles récents…La « Cli-Fi » n’est pas plus étrange que la réalité.My Profile

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