Flyingdeadman : the forgotten t(h)ree

Les post-rockers de flyingdeadman, dont je vous avais déjà parlé précédemment (mais en les cataloguant belges alors qu’ils semblent français), reviennent avec the forgotten t(h)ree, un nouvel album – techniquement un EP, mais avec quarante-cinq minutes, ne chipotons pas – qu’ils ont eu la gentillesse de me signaler et qui partage pas mal de points communs avec d’autres groupes du même genre, notamment une haine tenace de la capitalisation.

De façon moins anecdotique, le post-rock instrumental de flyingdeadman est somme toute très classique, fait d’une grosse dose de textures guitaristiques, sur la base d’une rythmique solide, le tout souligné par quelques touches de claviers. Cela donne au final une musique qui oscille entre presque-ténèbres et une lumière diffuse, une ambiance crépusculaire et mélancolique.

Mis à part le premier, « Opium’s failure », les six autres morceaux de l’album sont nommées selon une progression arithmétique simple : « one lover’s gone », puis « two needles », suivi par « the forgotten t(h)ree », etc. Pour un peu, on pourrait dire que flyingdeadman a inventé le concept-album instrumental, ce qui serait une forme d’exploit – même si je soupçonne que ça a déjà été fait auparavant.

Par rapport au précédent, W.e.n, the forgotten t(h)ree montre de réels progrès. Déjà, l’option « tout instrumental » permet de dégager le problème numéro un que j’avais, à savoir le chanteur agaçant. Ensuite, on passe de « quelques morceaux sympas au milieu d’un tas de trucs bof », à une qualité générale plutôt inverse: sans vraiment révolutionner le genre, the forgotten t(h)ree est un album élégant, sans réel point faible – mais avec un très impressionnant « five knights dying ».

Les amateurs de post-rock aux atmosphères ciselées y trouveront certainement leur compte, ce d’autant plus qu’il est disponible gratuitement, sous licence Creative Commons non-commerciale share-alike.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. odyssee dit :

    allez hop ! dans mon escarcelle…

    merci !

  2. Ghislain dit :

    Album concept instrumental: Passion & Warfare de Steve Vai parmi les premiers. Mais bon, ça remonte quand même à la musique classique de raconter une histoire de manière purement instrumental (genre les 4 Saisons par exemple…)

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