Freaks’ Squeele 5: Nanorigines

Déjà cinq tomes avec ce Nanorigines et Freaks’ Squeele m’apparaît comme une de mes séries préférées, un délire construit à mi-chemin entre les univers de Harry Potter et d’In Nomine Satanis/Magna Veritas, le tout traité à la double sauce du manga shoujo et de l’humour décalé. Oui, je sais: dit comme ça, ça paraît assez indigeste.

On retrouve donc les trois protagonistes habituels de la série: Chance la démonette hyperactive, l’experte en kung fu et cheffe des Triades Xiong Mao, et Ombre de Loup, représentant les esprits de la nature. Dans ces épisodes, beaucoup moins orientés action que les précédents, ils vont enquêter sur le passé de leur école de héros, alors que l’école rivale tente de la faire fermer et que l’opinion publique la considère comme un repaire de criminels en devenir.

En fait, au-delà de la partie enquête et du lot de révélations qu’elle apporte, ce tome est l’occasion d’approfondir sérieusement les personnages et leurs relations, notamment l’idylle naissante entre Xiong Mao et Ombre de Loup. Bon, OK, à ce stade, on ne peut plus vraiment parler « d’idylle naissante », même si leur relation pose autant de questions qu’elle n’en résout.

C’est également l’occasion pour l’auteur de développer son univers, une Terre beaucoup plus uchronique qu’il n’y paraissait, où l’apparition des héros a mené a de nombreux bouleversements historiques qui n’étaient jusque là pas très apparents. Il y a là des idées intéressantes à récupérer comme inspiration pour, peut-être, une version modernisée de la Brigade Chimérique.

Le défaut du tome est peut-être à chercher du côté de cette rupture de rythme et de l’infodump massif qui permet de comprendre un peu mieux l’histoire de ce monde, mais c’est un défaut mineur: la pause est bienvenue et le cœur de la narration, une séquence quasi-onirique au milieu d’une cité comme abandonnée, est une respiration pour un récit qui semble promettre encore plus de révélations que celles amenées par sa surprenante conclusion.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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