« Gaia, planète du prince perdu », de Éric Nieudan

Avertissement copinage: non seulement Éric Nieudan a été mon superviseur à l’époque où j’ai réalisé quelques traductions de suppléments pour Feng Shui, mais c’est devenu un ami. Autant dire que, plus que jamais, toute prétention d’objectivité dans cette chronique de son court roman Gaia, planète du prince perdu, est vouée d’avance à l’échec.

Ceci posé, j’ai beaucoup aimé la lecture de cette fantaisie pulp, qui suit quatre aventuriers face à leur némésis dotée de pouvoirs fabuleux. Je n’en dirais pas plus sur la trame, pour ne pas trop révéler ce qui fait l’intérêt du texte, sinon pour dire que c’est à la fois un hommage appuyé au genre pulp, sous toutes ses facettes, et, d’une certaine manière, un clin d’œil au Champion éternel de Michael Moorcock.

Si je devais y faire un reproche, c’est une certaine platitude dans l’écriture; c’est un peu le défaut de faire un pastiche: il est difficile d’imiter un style sans perdre le sien propre et, de ce point de vue, Gaia manque quelque peu de personnalité propre. C’est plus un exercice de style par qu’un roman de.

Des quatre, j’ai particulièrement apprécié les aventures de Gwailo Jones, le détective privé dans une Hong-kong des années 1930, aux prises avec des Triades nazies. Rien qu’à la description, on sent l’inspiration Feng Shui (qui mériterait d’ailleurs une jonction 1930). Mais, comme mentionnée, c’est surtout l’ensemble qui mérite l’intérêt.

Gaia, planète du prince perdu, qui a été initialement publié sous la forme d’un feuilleton sur le blog d’Eric, y est désormais disponible gratuitement, au format PDF et ePub, sous licence Creative Commons non commerciale partage à l’identique.

(Au passage, j’avais commencé à écrire cette chronique mi-janvier 2013, au moment où j’ai lu Gaia; entretemps, Éric avait retiré la page en raison de discussions pour une possible édition. Il l’a depuis remise en ligne, mais ne vous étonnez pas si, un beau jour, Gaia disparaît du site: c’est peut-être en prélude à une publication professionnelle. C’est tout le mal que je lui souhaite.)

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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