Galavant

Galavant

Galavant le brave, le fier, le redresseur de torts, est le héros de cette série télé. Il vit heureux au Moyen-Âge avec sa belle et douce Madalena, jusqu’au moment où cette dernière est enlevée par l’odieux roi Richard, qui entend bien l’épouser. Sauf qu’au moment où le héros, après avoir pourfendu un parterre de sbires, vient sauver sa belle et celle-ci lui annonce que, tous comptes faits, elle préfère la gloire et la fortune, merci et à jamais!

Cette série est, comme vous l’aurez compris, un doux délire entre Princess Bride, Monty Python’s Holy Grail et les bluettes de Disney – ce d’autant plus qu’Alan Menken, compositeur depuis vingt ans pour la maison Mickey, est derrière les compositions et les chansons. Oui, parce que ça chante. Beaucoup, même.

Si vous êtes comme moi, les chansons sont sans doute les parties les plus détestables des dessins animés de l’Oncle Walt (et successeurs). Dans Galavant, ce sont sans doute les meilleures. Non que le reste est pire, mais surtout parce que c’est dans ces chansons que se concentre la plus grande partie du caractère décalé de la série. Je vous conseille de les écouter attentivement, voire d’activer les sous-titres anglais pour en profiter pleinement.

Car le gros défaut de Galavant, c’est que nous l’avons regardée via des canaux inavouables, vu que la première saison vient de se terminer aux USA. Au reste, c’est une série courte, avec huit épisodes d’une vingtaine de minutes. Du coup, en moins de trois heures, on en a fait le tour et, soit on a envie de jeter des objets lourds sur la télé, soit on reste à rigoler bêtement. Ou peut-être les deux, allez savoir.

Pour ma part, c’est la rigolade qui prévaut. Le mélange de conte de fées à la ramasse, de cape et d’épée décalé et de comédie musicale pour adultes dévergondés est un vrai régal – et en plus, le format court permet de ne pas trop fatiguer. On y trouvera des scènes d’anthologie, comme la joute la plus minable de l’histoire de la chevalerie, ainsi que quelques invités prestigieux, comme Ricky Gervais, “Weird Al” Jankovic et même Rutger Hauer.

Je vous conseille donc avec enthousiasme de vous payer une bonne tranche de Galavant, en attendant une deuxième saison qui promet déjà pas mal, au vu de comment se termine la première.

 

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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