Geekopolis 2014

Autre manifestation que de nombreux de mes amis et contacts m’avaient vendue comme géniale avec beaucoup d’enthousiaste, Geekopolis 2014 a été l’occasion pour madame et moi de se faire une convention avec un intérêt pour nous deux, en remplacement d’une Japan Expo divorcée de la Comic-Con cette année.

Bon, ce n’est pas exactement la même catégorie: là où la Japan Expo squatte un immense espace, Geekopolis n’occupe qu’un superficie raisonnablement modeste – moins d’un étage sur une grande halle – mais dispose en outre d’un certain nombre de salles de conférence et d’un auditorium, qui peuvent être mis à contribution pour des conférences, concerts et autres animations.

Qui plus est, le génie de Geekopolis est de proposer cinq espaces séparés à l’identité distincte: Little Tokyo pour la pop-culture japonaise, Avalon pour le med-fan, Nautilus pour le steampunk et l’uchronie, Metropolis pour les comics et les séries, et enfin le Teklab pour les sciences, telles que la robotique, l’informatique et l’impression 3D. Un bel exemple d’œcuménisme.

Les animations sont à cette image: conférences et masterclass avec de nombreux invités, ateliers, dédicaces, concerts – notamment du Naheulband, décidément sur tous les fronts, mais aussi de Belyscendre et de Qantice (en très petit comité) – concours de cosplay, projections, quiz et autres, il y en a pour tout les goûts. Trop, peut-être, car il semble que l’organisation peine à rester sur les horaires prévus.

Il y a également des parties de jeux de rôles, notamment organisées par l’increvable équipe d’Opale Rôliste; quelques éditeurs ont fait le déplacement, même s’ils sont un peu éparpillés: les Ombres d’Esteren sur Avalon, le Matagot et le Département des Sombres Projets dans un sixième espace appelé « Twilight Zone », plus les Lapins Marteaux et quelques autres squattant l’espace jeux. Comme toujours, l’ambiance est un peu bruyante, mais rien de réellement tragique (sauf peut-être pendant les parties de quidditch…).

C’est l’autre point très positif de Geekopolis: non seulement il y en a pour tous les goûts, mais il y a également de quoi faire des choses autre qu’acheter l’invraisemblable quantité de fanfreluches qui sont vendues dans les différents stands. On peut aussi et on ne s’en prive pas, mais si on veut se poser pour tester un jeu, écouter une conférence oui applaudir des performances improbables – genre un effeuillage qui part de Darth Vador pour arriver à Leia esclave – c’est non seulement possible, mais prévu.

Le secteur Nautilus était sans contexte le plus spectaculaire du lot; l’esthétique steampunk s’y étalait avec enthousiasme, avec un luxe de boiseries, de cuir et d’engrenages en bronze, rehaussé de technologies plus modernes. Avalon proposait également de très belles présentations, notamment en vêtements et en bijoux, mais également une taverne qui proposait de l’hypocras et d’autres breuvages anciens.

Le Teklab était un curieux mélange, avec une très grosse présence centrale d’un fabricant de processeurs qui faisait son show, entouré par une poignée d’acteurs du monde du libre (j’ai pu y croiser le tenancier du sympathique blog la Grotte du barbu, qui y présentait sont RuralLab et un jeu de cartes sur le langage HTML), plus des jeux vidéos, des imprimantes 3D et des robots.

Metropolis avait pas mal de choses de choses très impressionnantes, notamment des accessoires recréés par des passionnés de la série Stargate ou du film 2001, de Stanley Kubrick, ainsi que pas mal d’auteurs en dédicace. Little Tokyo était peut-être – et assez curieusement – le parent pauvre du salon, dominé par un massif stand d’Ankama. Le paradoxe, c’est que si ce secteur semblait étrangement vide, la configuration de Nautilus et Metropolis donnaient l’impression que ces deux parties du salon étaient bondées.

L’autre gros défaut du salon – le principal, je dirais –, c’était la restauration. Il n’y avait que deux ou trois endroits où manger, qui bien évidemment étaient bondés à l’heure des repas et qui, pour l’un d’entre eux (je n’ai pas testé l’autre), proposait une nourriture très médiocre. Nous avions pris des billets permettant de sortir à notre guise et, du coup, nous sommes allé manger dehors un des deux jours, mais beaucoup des visiteurs n’avalent pas cette possibilité – ce qui, au passage, n’est pas très commerçant.

Mais à part ça, c’est que du bonheur. J’en ressors avec une tonne de loot, des contacts très intéressants dont je vous reparlerai peut-être plus tard, si ça se concrétise, plein d’idées et une grosse patate pour adulte. Et même pas trop mal aux pieds, ce qui change de l’habitude pour ce genre de salon.

Je ne sais pas s’il y aura un Geekopolis en 2015, mais je l’espère chaudement, parce que c’est l’un des évènements grand public les plus enthousiasmants auquel j’ai pu participer ces dernières années. Et si les photos méso-pourrites vous intéressent, j’ai publié les miennes sur Flickr, divisées en plusieurs évènements: le cosplay, le concert de Belyscendre, celui de Qantice et le salon lui-même.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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5 réponses

  1. Guillaume44 dit :

    Rhaaa je t’envie !!! Pas moyen de bouger en ce moment, alors je me suis fait un petit festival nantais de littérature. Qui était intéressant vu que parmi mes autres hobbies il y a le naturaliste (j’ai été ornitho professionnel avant de reprendre mes études de biochimie). Mais qui était aux antipodes de la « culture geek » (bouh le mot tendance). Bref, je rage !!!
    Guillaume44 Articles récents…L’Homme au sable – Ernst T.A. HoffmannMy Profile

  2. L'Ours dit :

    Content de t’y avoir croisé, ça faisait un bail 😉 . Je partage globalement ton avis sur ce festival et notamment pour les billets sortie définitive qui sont extrêmement pénalisant quand on voit tant la cohue que la qualité de la restauration dans le salon même.
    J’étais à l’édition 2013, et je peux dire qu’il y a un sacré mieux général. Vivement 2015. Si un salon de la « culture geek » doit devenir pérenne à l’avenir, il faut que ça soit celui-là !
    L’Ours Articles récents…The Amazing Spider-truc 2My Profile

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