Geekopolis 2015

Geekopolis 2015

Imaginez un salon dans lequel se retrouvent les otakus, les fondus du med-fan, les fans de superhéros, les distingués amateurs de steampunk, les auteurs, les joueurs, les cosplayeurs, les amateurs d’informatique et les créateurs de tous poils: c’est Geekopolis. Et c’est bien, mais c’est quand même un peu fatiguant.

Parce que déjà, il y a quand même beaucoup de choses à voir, mais il y a aussi beaucoup de choses à faire: des conférences. des ateliers et d’autres activités en pagaille.

La particularité de Geekopolis est de présenter un espace séparé en cinq thèmes: Little Tokyo pour l’inspiration asiatique, Avalon pour le med-fan, Metropolis pour les superhéros et la SF, Nautilus pour le steampunk et le Teklab pour les jeux vidéos et les nouvelles technologies.

Le tout n’occupe pas un très grand espace – à peu près la moitié du hall dans lequel l’événement était logé – mais, entre l’aménagement et la décoration, on a l’impression d’être dans un salon bien plus grand. Au reste, le tout m’a paru bien mieux agencé et globalement plus agréable que lors de l’édition 2014.

Il y avait également un espace jeu, où sur lequel des tables étaient réservées pour les jeux de rôles. L‘espace était géré par l’inévitable association Opale, dans un espace un peu plus convivial que l’année passée – mais qui aurait mérité d’être mieux indiqué.

Je n’avais pas vraiment prévu d’y faire une partie – je sais par expérience que le planning est souvent blindé longtemps à l’avance –, mais je me suis tout de même retrouvé, le dimanche, à mener une partie de City Hall bien sympathique avec trois joueurs complètement débutants – ce qui est toujours un peu intimidant pour le MJ, mais le jeu s’y prête plutôt bien.

Dans l’absolu, j’étais plutôt venu là pour faire un peu d’achats, participer à quelques ateliers et voir des gens. Les achats ont été somme toute assez limités: une particularité de Geekopolis, c’est que l’événement fait plutôt la part belle aux petits éditeurs. Il y avait très peu des « grands » noms de l’édition, par exemple. Ce qui est plutôt une bonne chose, cela donne une bonne visibilité aux publications semi-professionnelles.

Pour ce qui est des ateliers, j’ai assisté à une présentation des solutions d’auto-hébergement, organisée par Framasoft, et à un atelier sur la « photographie geek » animé par Nicolas Meunier, qui s’est en fait avérée être sur les séances de photos de modèles; pas vraiment mon trip, mais tout de même intéressant pour tout ce qui est éclairage, ainsi que des considérations pertinentes sur ce qu’est un professionnel et un amateur.

C’est surtout au niveau des rencontres que ce fut le plus riche. Déjà, il y a tous les potes parisiens, que je ne vois plus si souvent que cela. Nous ne sommes pas restés très longtemps, mais en plus des journées dans le salon, nous avons eu aussi droit à quelques soirées resto et/ou bières – les Caves Alliées restant un point du chute incontournable pour le rôliste assoiffé. Cela dit, ça n’aide clairement pas la partie « fatigue ».

J’ai aussi pu croiser et discuter pas mal de monde que je ne connaissais que par réseaux sociaux interposés, ou peu s’en faut: Greg Siebrand, L’Ours, ainsi que Pouhiou ou Saint Epondyle. On s’est fait une IRL improvisée à parler d’écriture, d’édition, de licences libres et de prix libre. Et de cul, un peu, aussi. Parce que Pouhiou.

Et puis bien sûr, il y a toute la foule des visiteurs déguisés: beaucoup de cosplayeurs, mais aussi pas mal de déguisements plus personnels, surtout chez les amateurs de steampunk. Certains costumes étaient franchement hallucinants de complexité et de détails; même si on reste dans certains clichés, il y a chez la plupart des amateurs de costume un vrai amour du détail.

Dans les défauts, il faut citer le bruit, surtout pour les ateliers: l’année passée, il y avait des salles fermées, mais cette année, les salles étaient faites de cloisons temporaires, sans toit, et il était difficile de suivre une conférence sur la photo pendant que la salle d’à côté s’entraînait à rire comme un Grand Méchant. La section jeu de rôle n’était guère mieux lotie, située non loin de la Taverne médiévale et de sa scène.

L’autre souci, c’est la bouffe, globalement médiocre. Je n’ai pas goûté les énormes burgers de la taverne médiévale, mais j’ai trouvé les sandwichs assez quelconques et j’ai eu de très mauvais échos du traiteur asiatique. On pouvait se rattraper avec la bière et l’hypocras – ou les brownies du Dernier Bar Avant la Fin du Monde.

Mais ce sont des soucis mineurs et Geekopolis confirme, avec cette nouvelle édition, que c’est à mon avis une des meilleures conventions en Francophonie pour les fans de science-fiction et de fantasy.

Ma galerie de photos – purement amateur et toujours sous licence Creative Commons – est disponible sur Flickr.

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