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Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, saison 2

C’est marrant l’aura que peut avoir une série japonaise comme Ghost in the Shell: Stand Alone Complex auprès de certains fans, qui en ont visiblement retiré qu’une minuscule scène saphique dans le manga et qui fantasment à fond les hormones sur le major Motoko Kusanagi, personnage emblématique de la série. Je ne nomme personne, mais elle se reconnaîtra (et, avec un peu de chance, elle se dénoncera toute seule dans les commentaires; elle est très douée pour cela).

Marrant, parce que malgré son héroïne maxi-pulmonée et un armement lourd ultra-technologique à faire reculer un cuirassé de classe Yamato, la série est à peu près aux antipodes du divertissement écervelé, à base de petites culottes et d’actions exothermes à grand spectacle. Pour saisir les subtilités de ces deux séries à l’ambiance cyperpunk, mieux vaut ne pas débrancher son cerveau; à vrai dire, si, à l’instar des personnages de la série, vous avez la possibilité d’en brancher un de secours, ce n’est pas plus mal.

Les histoires suivent la Section 9, une unité d’élite de la police japonaise, dans un univers uchronique de 2035 qui a survécu à deux guerres mondiales majeures depuis la chute du Mur de Berlin. À peu près toute la planète est connectée à des réseaux électroniques, la plupart des gens ont un cybercerveau et certains sont même plus ou moins cyborgs. Ce qui a un impact certain sur la société et qui amène son lot de problèmes inédits.

Que ce soit, dans la première saison, un pirate insaisissable qui cite Faulkner ou un révolutionnaire charismatique qui rallie autour de lui les laissés-pour-compte de la société japonaise dans la seconde, les intrigues sont souvent autant de prétextes pour des fausses pistes en pagaille, des jeux politiques tordus et des Plans Géniaux plus ou moins conspiratoires.

Le gros défaut de cette série est d’être très dense et de ne pas y aller avec le dos de la cuillère avec les infodumps en bourrinium massif. Il y a certains épisodes qui consistent principalement en des dissertations philosophiques sur l’existence et les réalités virtuelles et ils ne sont pas toujours facultatifs pour la compréhension de l’histoire. Niveau concepts, ça ne fait pas semblant!

L’animation, sans atteindre des sommets, est très honnête pour une série de ce genre; il y a comparativement peu de passages qui font raccord au rabais. Qui plus est, c’est une des rares séries dont j’ose dire du bien de la version française, de qualité plus qu’honorable.

Ghost in the Shell est une série chaudement conseillée par mézigue aux amateurs de cyberpunk – même si certains des concepts de base font très années 80 et sont complètement dépassés par des fictions plus récentes – et de thrillers futuristes bien construits. C’est aussi une série qu’il faut montrer aux zigotos qui croient encore que l’anime, ce ne sont que des trucs pour gamins (surtout quand on ne veut pas forcément sortir sa collection de hentai devant tout le monde).

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2 commentaires sur “Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, saison 2”

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