Glass Hammer: Ode to Echo

Glass Hammer est un groupe qui parvient à me plonger dans des abîmes de perplexité; leur dernier album, Ode to Echo, en est l’illustration. Bon, j’exagère un peu, mais il faut comprendre que Glass Hammer est un groupe américain qui semble avoir pris comme spécialité de faire du Yes mieux que Yes. Ceux qui me connaissent doivent commencer à comprendre où est le problème, il tient en une expression: rétro-progressif.

Le vrai problème, ce n’est pas tant que Glass Hammer fasse du rétro-progressif, c’est surtout que le résultat est souvent très variable à mes oreilles. Il y a des morceaux que je trouvent plutôt bien, d’autres très quelconques; de même, certains maniérismes yessiens passent très bien, d’autres tombent complètement à plat. Ce qui m’ennuie d’autant plus que je serais bien en peine d’expliquer pourquoi.

Du coup, déjà que, pour moi, les albums de Glass Hammer, c’est un peu la loterie, Ode to Echo est aussi une loterie à lui tout seul. Parmi les huit pistes, il y en a certaines qui m’enthousiasment plus que d’autres: par exemple, “Crowbone”, qui mélange influences Yes, violons à la Kansas et break instrumental à la King Crimson, est plutôt chouette. “I Am I” qui lui fait suite avec ses vocaux féminins ne m’enthousiasme pas, sauf son break instrumental, hélas trop court.

Vous l’aurez compris – d’autant mieux que je vous l’ai déjà dit en introduction –, je suis perplexe. Enfin, plutôt partagé. Ode to Echo contient des trucs que j’aime bien, d’autres que j’aime moins, le tout en imbriqué et à la sauce rétro-progressive pour laquelle je cultive une relation conflictuelle. De mon point de vue, la question de la recommandation ne peut se répondre autrement que par un gros “oui mais”.

En avant-goût, une non-vidéo de “Crowbone”:

https://www.youtube.com/watch?v=naAUgWR_9l0

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