Gojira: Magma

Gojira: Magma

Il est d’origine française, il revient, il détruit tout sur son passage, et, cette fois-ci, ni Matthew Broderick, ni Jean Reno ne pourront l’arrêter: je veux bien évidemment parler de Gojira et de son nouvel album, Magma.

Le quatuor du sud-ouest a acquis depuis quelques années une stature internationale, avec un death-metal technique et progressif et des inspirations venues de la scène stoner et doom. Magma est un nouveau pas dans cette direction, avec beaucoup de chant clair des passages qui rappellent Mastodon ou Killing Joke.

L’album compte dix pistes et fait un poil moins de quarante-cinq minutes; autant dire qu’il ne faut pas trop chercher le progressif dans la complexité de compositions très en longueur, il est rare qu’un morceau dépasse la barre des six minutes.

En même temps, la marque de fabrique de Gojira, c’est les morceaux qui tabassent et, de ce point de vue, on ne peut pas dire que le groupe fasse semblant. Certes, « Shooting Star » ouvre l’album sur un rythme plutôt posé, mais l’exceptionnel « Silvera » et surtout « The Cell » viennent recalibrer le bazar sur le thème « préparation d’artillerie pour offensive majeure ».

Personnellement, j’ai une relation un peu bizarre avec Gojira: ils font des trucs qui m’enthousiasment et d’autres qui me laissent froid. En général, c’est du 50/50 et Magma n’échappe pas vraiment à cette règle. Par contre, les trucs que j’aime bien dans cet album, je les trouve vraiment vachement bien.

J’avais déjà cité « Silvera » et « The Cell », je pourrais également rajouter le morceau-titre, « Only Pain » et « Pray ». La seule fausse note de cet album, à mon avis, c’est « Liberation », qui le conclut sur un gros bout de silence et un truc acoustique un peu mou et hors sujet.

Mais bon, si j’ai un avis mitigé sur cet album, je trouve aussi que les parties que j’aime en justifient l’achat. Magma est un album qui tabasse avec technique et qui mérite qu’on lui consacre une écoute.

En bonus, la vidéo de « Silvera », morceau-phare de l’album

 

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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