Good Omens

Good Omens

Dans Good Omens, c’est bientôt la Fin des Temps, l’Apocalypse (en édition populaire), l’Antéchrist qui revient et la confrontation ultime entre Anges et Démons. Sauf pour deux spécimens, Aziraphale et Crowley (respectivement), qui ne sont pas vraiment pressés d’en découdre.

Ils tentent donc d’empêcher tout le bazar en surveillant de près le gamin. Sauf que, comme ils ne sont pas très doués, ils se trompent d’Antéchrist.

Si, sous ce titre, vous n’avez pas reconnu le roman co-signé par Neil Gaiman et Terry Pratchett (et paru en français sous le titre De bons présages), allez immédiatement rendre votre carte de geek! Et achetez-le d’urgence, bon d’là!

Dans le cas présent, il s’agit d’une série en six épisodes de 52 minutes, réalisée pour le compte d’Amazon Prime par une équipe britannique. Au reste, dans cette série, tout est britannique, du générique dans un style rappelant les animations montypythonesques de Terry Gilliam à la musique de Queen. Pour être plus britannique, il faudrait y rajouter la reine, Winston Churchill et une Mini.

Résumé pour les ex-geeks sus-mentionnés: on va y suivre les péripéties de l’Ange, du Démon, de l’Antéchrist, de la descendante d’une sorcière, du descendant d’un chasseur de sorcière et d’un livreur, qui chacun à leur manière vont se retrouver dans cette British Apocalypse (aucun rapport avec le Brexit).

Ayant été fan du bouquin – même si ça fait un moment que je ne l’ai pas relu – je suis assez peu objectif. Bon, d’accord: je suis rarement objectif. Bref, j’ai plutôt bien aimé cette adaptation. Je dirais qu’elle a ses forces et ses faiblesses et que ce sont souvent les mêmes. Par exemple, elle est très fidèle au bouquin. Au point d’avoir des passages entiers narrés par la voix off (la voix de Dieu, jouée par Frances McDormand).

Le point central de Good Omens, à mon avis, c’est le duo Aziraphale / Crowley, interprétés de façon magistrale par Martin Sheen et David Tennant. Sauf que j’ai l’impression que toute l’histoire repose sur eux, et sur eux seuls, et qu’en plus ils en font des tonnes. C’est surjoué façon théâtre, ce qui n’est en fait pas très étonnant au vu des acteurs – et, soyons honnêtes, des personnages aussi.

Du coup, j’ai une impression globale un peu bizarre sur cette série. D’un côté, j’ai l’impression qu’il y a plein de trucs foireux et foirés, à commencer par un rythme vraiment bizarre; de l’autre, il y a trop de choses trop parfaites pour que j’aie la moindre idée de comment résoudre A sans flinguer B.

Mais, l’un dans l’autre, j’ai beaucoup aimé. Comme mentionné, les trucs que je trouve très chouettes – la turbo-britannitude, les acteurs qui cabotinent comme des sagouins, le côté narratif – sont des éléments qui pourraient tout aussi bien être rédhibitoires, mais dans Good Omens, ça passe crème.

Et puis bon, je ne me fais aucune illusion: si vous n’avez pas vu cette série, vous allez sans doute la voir. Ne serait-ce que pour récupérer votre carte de geek.

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2 commentaires sur “Good Omens”

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