Grima: Rotten Garden

Je vous avais déjà parlé de Grima il y a un peu moins d’un an, avec leur album Will of the Primordial. Le duo sibérien revient avec Rotten Garden, toujours dans une veine black-atmo, mais avec l’impression que Monsieur Plus est passé par là pour donner un gros coup de cul dans le distributeur de mélodie.

Oui, c’est une référence de vieux. Vous vous attendiez à quoi?

Grima, c’est donc un projet de black-metal atmosphérique originaire de la Sibérie russe et tenu par deux frères jumeaux. On ne s’en rend pas bien compte à cause des masques en bois, notez. Leur musique inclut des éléments de folklore russe, notamment de l’accordéon, ce qui n’est pas banal.

Rotten Garden est plutôt court, avec trente-sept minutes; il compte six pistes au total, avec une qui frôle les huit minutes et un epic d’un peu plus de dix minutes. La version Bandcamp compte une piste-bonus, qui pousse la durée totale un poil en-dessous de trois quarts d’heure.

Ce qui m’a immédiatement frappé à la première écoute de Rotten Garden, c’est donc l’aspect mélodique, voire très mélodique des parties instrumentales. Certes, il y a toujours des screams et des growls, mais la plus grande partie de cet album est composé de longues plages instrumentales planantes aux harmonies claires.

Il y a un peu plus d’accordéon que la dernière fois – mais pas beaucoup non plus, ce qui est un peu dommage – mais, par contre, des grandes quantités de claviers. Ce qui, certes, contribue au côté mélodique et planant de l’album, mais lui donne aussi un aspect un peu artificiel, surtout en regard des ambiances « forêts sombres sous l’hiver russe ».

D’ailleurs, Grima parsème ses compositions de bruits de la nature, comme les cris de chouette de « Cedars and Owls », la pluie sur « Old Oak » ou l’orage de « Grom ».

Atmosphérique, certes, mais Rotten Garden n’oublie pas de balancer des watts en pagaille, notamment avec « Mourning Comes at Sunset », « At the Foot of the Red Mountains » ou « Grom ».

Si je ne suis toujours pas un grand fan de black-metal, le black-atmo, ça reste assez ma came. Dans le cas présent, Grima réalise un nouvel album bien impressionnant, à la fois puissant et évocateur dans ses ambiances.

Il faut quand même reconnaître que Rotten Garden est à réserver à ceux qui n’ont pas – ou plus – peur des voix gutturales. Pour ceux-ci, l’univers musical de Grima révèle des paysages de toute beauté. L’album est sur le Bandcamp de leur label, Naturmacht.

Bonus: la vidéo de « Cedar and Owls »

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4 réflexions au sujet de “Grima: Rotten Garden”

  1. bizarrement le grain de la photo de couverture et la graphie me faisait penser à Burzum mais la couleur en plus…Heureusement, cela n’a rien à voir pour les idées (j’espère) et le style, bien que dans le black.

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    • Je dois avouer que je ne me suis pas intéressé aux paroles, mais j’en doute: j’ai vu passer des chroniques sur pas mal de sites, dont aucun n’a la moindre sympathie pour le NSBM et ses avatars plus ou moins sanieux, et je n’ai vu aucune mention sur ce point.

      Répondre

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