Gudesønn, tome 1: La nuit de Walpurgis

Gudesønn, tome 1: La nuit de Walpurgis

Tout commence par le massacre d’enfants dans un petit village en Suède, la nuit de Walpurgis. Martin Gudesønn, capitaine de la police de Stockholm, enquête et ne tarde pas à se rendre compte que certaines personnes au sommet de l’État pourraient être derrière ce massacre et que, comme il y a un survivant, elles pourraient bien ne pas s’arrêter là.

Il faut dire que, dans les grandes nations du monde, s’il y a bien une crainte qui domine, de l’Empire inca au Royaume khmer d’Indochine, c’est de voir se réaliser la prophétie qu’annoncent les oracles: l’avènement d’un messie et d’une religion monothéiste qui annoncera la morts des dieux.

Car dans ce premier tome de la bande dessinée Gudesønn, on se retrouve dans un monde en apparence contemporain, avec voitures, hélicoptères, télévision et smartphones, mais où les religions polythéistes ont survécu et se partagent le monde. Et dans la puissante Fédération scandinave, les oracles électroniques et psychiques semblent indiquer qu’un probable messie est né.

La Nuit de Walpurgis pose le décor de cette nouvelle série, scénarisée par rien de moins qu’un trio – Didier Convard, Pierre Boisserie et Eric Adam – et avec Mr Fab au dessin. Et je dois avouer que le décor uchronique en diable est plutôt cool, avec son tutoiement généralisé, sa vision sur des religions polythéistes qui gardent l’humain au centre et deux-trois autres babioles de la même eau (comme la pub pour dentifrice et l’architecture).

Bon, je suppose que si j’avais envie de faire le chieur, je pourrais gratter un peu et trouver des bouts de contexte discutables, mais pour le coup, je n’ai pas trop envie.

Je suis un peu plus mitigé sur la trame de l’histoire. Déjà, les histoires de prophéties m’agacent; c’est un gimmick narratif que je trouve un peu facile, même au deuxième degré façon « prophétie autoréalisatrice ».

Ensuite, les histoires de flics qui se retrouvent engagés dans une enquête et qui plaquent tout pour découvrir la vérité, envers et contre leur hiérarchie, c’est pas mal bateau également. Je ne parlerai même pas de l’histoire d’amour pour rester poli.

Cela dit, je suis plutôt disposé à laisser sa chance à ce Gudesønn, principalement parce que le contexte est vraiment cool. Mon sentiment, après ce premier tome, est mitigé, mais globalement positif. Ça peut le faire. Mais il faudra que ça s’arrache un peu d’une forme de facilité.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Dreyf dit :

    « mais où les religions monothéistes ont survécu ». Poly, non?
    (même si à l’heure actuelle il y en a qui ont survécu telles que l’hindouisme )

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