Harakiri for the Sky: Arson

Voilà un album qui ne cache pas son jeu: avec Arson, du duo autrichien Harakiri for the Sky, c’est du comme-son-nom-l’indique-metal! La brutalité d’un suicide rituel, des envolées vers le ciel et toute la beauté et la sauvagerie d’un incendie volontaire.

C’est sur la double recommandation de Angry Metal Guy et de mon fourgue habituel que j’ai acquis cette galette, qui oscille entre black-metal, death mélodique, avec des accents folk qui le font ressembler à une version sérieusement énervée d’Amorphis (rien que l’intro du premier morceau est typique).

Pour commencer, Arson est un album massif: il dure plus d’une heure avec sept pistes, chacune entre huit et dix minutes. Oui, la piste la plus courte de l’album dépasse la barre des huit minutes. Rien que.

Non content d’être massif en volume, il est également très dense: un concentré d’influences diverses sur une grosse base de death mélodique. Avec des durées conséquentes, les pistes ont également le temps de se déployer dans des constructions intéressantes – presque progressives, c’est dire!

Oh, et puis après tout, disons-le: Arson est un album qui a sa place dans le metal progressif. On a déjà connu des galettes moins écoutables dans ce genre, alors pourquoi pas? Même si, objectivement, “progressif” est souvent, sur ce blog, un épithète qui signifie “au goût de tonton Alias”.

Cela dit, en laissant de côté la mauvaise foi cinq minutes, Arson est surtout un album qui sait allier à la perfection puissance et mélodie, brutalité et subtilité. Certes, sa longueur et sa densité sont quelque part son principal défaut; après une heure à ce régime, l’auditeur fatigue – ou plutôt, il s’use. C’est le côté abrasif de la musique, en quelque sorte, surtout la voix râpeuse.

Reste que Harakiri for the Sky propose ici des brûlots (ha! ha!) impressionnants: “Fire, Walk with Me”, “You Are the Scars”, “Heroin Waltz” ou “Voidgazer” sont des pistes qui dépotent et, somme toute, il n’y a pas de maillon faible ici. Dans le Arson, tout est bon.

Bref, la double recommandation avait doublement raison: Harakiri for the Sky, c’est de la bonne, de la brutale, qui tape bien derrière les oreilles (et dedans aussi) tout en étant raffinée en bouche, comme une Imperial Stout de compétition. Et, pour vous en convaincre, allez y jeter une oreille sur la page Bandcamp de leur maison de disque.

Par contre, ne venez pas pleurer si ça pique un peu: j’avais prévenu.

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