Hearts of Iron 2: La Deuxième Guerre mondiale pour microgestionnaires

Ça faisait longtemps que je n’avais pas posté de sujet et j’aimerais pouvoir dire que j’ai une bonne raison. Dans les faits, il se trouve que je bosse pas mal ces temps-ci, mais la raison principale est que je passe presque tout mon temps libre sur Hearts of Iron 2.

L’engin est un wargame Deuxième Guerre mondiale sur ordinateur, visiblement conçu par des gens qui trouvait que Civilization est trop simple. On y gère bien évidemment ses armées, à l’échelle de la division, mais aussi toutes les composantes économiques et des éléments de diplomatie. Le niveau de détail est franchement hallucinant: le jeu prend en compte les questions de logistique (une unité est-elle approvisionnée ou non; a-t-elle suffisamment de carburant?), de capacités de commandement, de terrain, de météo (ah, l’hiver russe…), la présence d’un poste de commandement aux alentours, etc.

Pour tout arranger, on doit gérer son propre gouvernement: le meilleur ministre à un poste donné n’aura peut-être pas le meilleur profil politique et ça créera de la dissenssion, donc des problèmes sociaux, donc une baisse de la productivité. On peut aussi influencer ses petits camarades, lancer des coups d’état (enfin, il paraît; je n’y suis jamais arrivé…), faire du commerce.

Enfin, il y a tout un volet de recherche, qui permet de développer de nouvelles technologies; là encore, tout dépend du champ et du niveau de compétences des équipes, de la difficulté de la recherche et de l’année “historique” de sa découverte. Les technologies peuvent être de nouvelles unités, des améliorations d’unités existentes, des armes secrètes (bombe atomique, ordinateurs électroniques, jets) ou des doctrines de combat, qui donnent plein de bonus…

Pour tout arranger, le jeu est en temps réel — bon, il y a possibilité d’arrêter le chrono, de le faire aller plus vite ou moins vite, mais c’est quand même stressant.

Signalons enfin que l’on peut jouer à peu près tous les pays possibles et imaginables — même le Luxembourg, mais ce n’est pas forcément conseillé — et qu’il y a pas mal de scénarios, de la campagne 1936-1948 à des opérations ponctuelles (guerre civile espagnole, Barbarossa, etc.). Théoriquement, le jeu suit pour une large part une trame historique, mais on peut assez rapidement arriver à des uchronies assez savoureuses (je suis dans une partie où, en jouant la France, j’ai aplati l’Axe en février 41 et annexé l’URSS en mars 43).

Les mauvais côtés du jeu — mis à part le léger détail qu’il est épouvantablement chronophage — sont un certain nombre de bugs, principalement dus à l’intelligence artificielle, qui est parfois très artificielle. La version Mac, qui est en retard d’un patch sur la version Windows, a aussi tendance à planter brutalement, pour cause d’action abominablement compliquée, telle que sélectionner une armée… Le jeu a aussi tendance à être assez lent, surtout en fin de partie et à la sauvegarde (et, vu le monstre que j’ai, c’est assez inquiétant).

Il existe aussi une assez impressionnante communauté de développeurs, qui travaillent sur des améliorations graphiques, des scénarios, voire des modifications complètes du jeu.

Bref, si vous aimez les simulations guerrières, la microgestion, l’histoire alternative et que vous n’avez aucune vie sociale, Hearts of Iron 2 est un excellent compagnon pour passer les fêtes de fin d’année au chaud. Faites quand même des stocks avant…

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