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Hearts of Iron 3

Hearts of Iron 3

Mes fidèles lecteurs (les trois qui restent) se souviennent peut-être d’un billet précédent mentionnant mon accès de faiblesse temporaire résultant en l’acquisition et le téléchargement (légal) de la version Mac de Hearts of Iron 3, le jeu de stratégie Deuxième Guerre mondiale.

Je m’attendais, à la suite de cet achat, à passer la fin de l’année le nez sur l’écran, à équilibrer recherche, diplomatie, économie et panzerdivisions dans la planification de ma conquête du monde à la tête du Liberia ou du Honduras.

Mon enthousiasme a quelque peu décru.

Si cette nouvelle version apporte en effet beaucoup de nouveautés, dont une très jolie carte, un système de recherche innovant et des mécanismes réellement sympas – sans même parler d’une stabilité qui, à mon souvenir de parties passées pourries par les plantages à répétition, tient quasiment du miracle – elle n’est hélas pas sans défauts.

Le gros problème de Hearts of Iron 3 (HoI3 pour les intimes), c’est sa complexité. J’avais dis autrefois que la version précédente était un jeu pour les stratèges qui trouvaient Civilization trop simple; HoI3 est pour ceux qui trouvaient HoI2 trop simple. En temps normal, je n’ai rien contre la complexité, mais là, elle est aggravée par une interface qui, sans être ouvertement hostile, est juste très obscure. Rien que pour réorganiser des divisions, c’est un souk sans nom.

Une des grandes nouveautés de HoI3, c’est la possibilité de laisser presque tous les aspects du jeu à la charge de la machine. C’est assez bien vu, mais ce n’est pas sans défauts. J’ai pu par exemple constater que l’intelligence artificielle – très artificielle, sur ce coup – avait sa façon bien particulière de gérer les invasions: en commençant par expédier aux quatre coins du pays toutes les armées consciencieusement mises en place à la frontière. Sans même parler de son idée brillante de rassembler transports, bombardiers et chasseurs en une seule escadrille.

J’ai également une relation d’amour-haine avec le système de recherche qui, s’il est plutôt bien pensé à la base, est très, très touffu et pas du tout facile à appréhender dans son ensemble. Déjà, avec un pays comme l’Allemagne – doté d’une capacité de recherche de premier plan – il faut faire des choix cornéliens entre une floppée d’options mal définies, avec une nation mineure comme l’Argentine, ce n’est juste pas gérable.

Pour ne rien arranger, le jeu est abominablement lent. Déjà, HoI2 avait tendance à ralentir monstrueusement au fur et à mesure que l’on avançait dans le jeu. HoI3, lui, est lent dès le départ et ralentit par la suite. Même avec des Xeon quad-core et une quantité de RAM plus que respectable. Enfin, un certain nombre d’options d’interface pratiques, comme la possibilité de faire pause avec une simple touche, ont disparu (ou sont ensevelis sous des mètres cube de sous-menus abscons).

De deux choses l’une: soit je vieillis et ce genre de caffouillazibule, ce n’est plus de mon âge, soit Hearts of Iron 3, à force de vouloir faire plus, en a fait trop. Toujours est-il qu’entre lui et moi, ça ne va pas être la frénésie d’avec son prédécesseur.

Je suppose que, pour mes lecteurs, c’est plutôt une bonne chose.

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3 commentaires sur “Hearts of Iron 3”

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