Herd of Instinct: Conjure

Ne vous fiez pas à la pochette: Conjure, le dernier album de Herd of Instinct, n’est pas un énième avatar de goth-métal symphonique. Le groupe texan signe ici un deuxième album instrumental qui allie rock progressif, jazz, RIO, space-rock et pas mal d’autres influences.

Autant dire que ce n’est pas exactement un album pour les crusses qu’un peu de complexité rebute: le prog de Herd of Instinct est complexe, parfois bordélique, mais jamais ennuyeux. C’est un mélange d’énergie, de chaos, de mathématique et d’ambiances, une musique de film pour un remix psychédélique d’expressionnisme allemand.

Le trio texan, qui aligne entre autres instruments bizarres une Warr Guitar, propose avec Conjure une douzaine de pistes, pour un total dépassant à peine les cinquante-trois minutes. Autant dire que chaque morceau est proposé dans un format raisonnablement court, un instantané d’étrangeté, juste assez pour se demander quel est le fuck, mais pas trop pour ne pas avoir le cerveau qui coule par les oreilles.

Ce n’est pas vraiment ma came, mais je ne suis pas insensible à l’approche particulière de Herd of Instinct: un mélange de rock progressif dans ce qu’il a de plus abscons et expérimental, mais avec une sensibilité particulière pour les atmosphères cinématographiques.

Il y a dans ce Conjure environ un million de bonnes idées, qui ont un peu trop souvent tendance à s’annuler parmi et qui, au final, donne une impression de bordel plus ou moins maîtrisé, mais pour les mélomanes les plus explorateurs, c’est un album qui a un intérêt certain.

Pour finir et pour poser les choses, le trailer de l’album:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. acritarche dit :

    Ceci dit, tu ne te distingues pas non plus par ton amour de Djam Karet dont Herd of Instinct est l’enfant à peine caché. Et donc filiation avec le King Crimson des années 70, mais aussi 90 (Praxis). Des morceaux comme Mother Night ou The Secret of Fire sont juste des tueries intergalacticocosmiques.

    • Alias dit :

      De même que l’univers est composé à 99% de matière noire, ma culture musicale est composée à 99% de lacunes, Djam Karet en étant une parmi tant d’autres. Maintenant, si Herd of Instinct est représentatif, je crois que je vais très bien vivre avec – ou sans, c’est selon comment on regarde.

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