Hors Sujet: Nous n’y trouvons que le doute

Hors Sujet: Nous n'y trouvons que le doute

Troisième billet de cette série consacrée aux groupes de post-rock français, toujours grâce à une recommandation de Fred Bezies, Hors Sujet est un autre projet autour d’un musicien, Florent Paris, de Toulouse. Son album, Nous n’y trouvons que le doute, se réclame d’une veine plus cinématique et intimiste.

Hors Sujet, c’est certes du post-rock instrumental cinématique, mais ce n’est pas vraiment de la musique de blockbuster. On est beaucoup plus dans une approche minimaliste, faite d’ambiances subtiles. Au reste, souvent les pistes s’enchaînent avec des transitions imperceptibles.

Nous n’y trouvons que le doute propose seulement sept pistes, mais si la plus courte dépasse à peine les trois minutes et demie, l’album se conclut par un “Et maintenant, les ombres” de près d’une demi-heure; l’album fait près de septante minutes au total. Dit comme ça, cela peut paraître intimidant – et probablement un peu chiant, aussi – mais il faut appréhender l’ensemble.

Je ne sais pas si c’était l’intention de l’auteur – certaines de ses notes sur l’influence des musiques de film me laissent le penser – mais cet album sonne comme un concept album, avec une première plage incluant le morceau-titre et “Au plus loin, la mer”.

Suit une section chantée avec “Le souffle, peu à peu”, dont les deux parties se lient à travers “Float”. L’album se conclut d’abord avec “Vide vide vide” – dont le titre me rappelle un peu [bleu] – et ses dix minutes aux influences hivernales est-européennes et sa belle montée en puissance, avant les vingt-sept minutes de “Et maintenant, les ombres”, avec sa narration initiale très sombre (The Genius of the Crowd, de Charles Bukowski).

Dans Hors Sujet, tout est ambiance. Ou ambiances, c’est selon. C’est un album qui demande qu’on se laisse porter par une sorte de langueur de fin du monde – ou de fin d’un monde – et qui en récompense offre des paysages musicaux (mais pas que) somptueux.

Nous n’y trouvons que le doute est un album qui offre bien plus que du doute et qui, en plus, l’offre littéralement, puisque l’album est disponible à prix libre sur Bandcamp. Encore un excellent album à découvrir séance tenante.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Tiens donc, aurais-je tendance à faire grossir ta musicothèque en ce moment ? 🙂

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