Horst: Never Two Without Three

Horst: Never Two Without Three

C’est grâce à Fred Bezies, grand découvreur de post-rock instrumental français que j’ai découvert Horst et leur album, Never Two Without Three. Petite anecdote cocasse: une demi-heure après avoir acheté et téléchargé l’album, j’ai été contacté par le groupe pour une chronique.

Oui, le titre est une traduction littérale idiote et non, ce n’est pas leur première facétie de ce genre, vu que leur premier album s’appelle From Behind the Faggots. Ce qui n’est pas forcément du meilleur goût, mais passons. D’ailleurs, en jetant un œil sur leur page web minimaliste, on se dit que ces p’tits gars ont un sens de l’humour.

Trio parisien, Horst fait du « horstcore », qui se définit comme un mélange entre du post-rock, du math-rock et un autre genre musical avec le mot « rock » dedans. Je n’invente rien: c’est limite du copier-coller de leur site. En plus, ils le font sous licence Creative Commons non-commerciale, partage dans les mêmes conditions.

Never Two Without Three est un album plutôt court: cinq pistes, un peu moins de quarante minutes, ce qui signifie tout de même des morceaux d’un beau gabarit, entre six et onze minutes.

Musicalement, que dire sinon que c’est en effet du post-rock instrumental, avec ses montées en puissances, ses ambiances fantômatiques, ses murs de son et ses extraits de bande-son?

C’est un petit peu le souci que j’ai avec Horst. Enfin, pas avec eux en particulier, mais plutôt avec le post-rock en général. Depuis le début de cette année, j’ai écouté une volée de ces groupes – surtout des français, d’ailleurs – et je peine de plus en plus à y trouver des éléments qui sortent du lot.

Pour ce qui est de Horst, à voir leurs délires autour de leur musique, je m’attendais à quelque chose de plus pétillant, d’extravagant. Sans aller jusqu’à dire que c’est « Post-Rock 101 », leur musique manque quelque peu de personnalité.

Cela dit, Never Two Without Three est loin d’être mauvais et réserve quelques belles fulgurances. L’amateur de post-rock instrumental – et j’en suis – y trouvera des ambiances tout à fait agréables. Qui plus est, l’album est dispo en numérique à prix libre sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. C’est vrai que les groupes de post-rock semble avoir trouvé un plafond qu’ils ont du mal à franchir.

    Je ne me souviens plus comment j’ai connu Horst d’ailleurs 🙂

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