« How to Live Safely in a Science Fictional Universe », de Charles Yu

"How to Live Safely in a Science Fictional Universe", de Charles Yu

C’est rare que je n’aime pas un bouquin, c’est encore plus rare que je finisse avec une impression qui ne peut guère se résumer autrement que par « dafuq? » How to Live Safely in a Science-Fictional Universe, de Charles Yu, entre pourtant dans cette catégorie.

Déjà, à la base, How to Live Safely in a Science-Fictional Universe est une histoire de voyage dans le temps. Charles Yu y décrit un personnage qui s’appelle aussi Charles Yu, qui est support technique pour une entreprise de machines à voyager dans le temps et qui, à un moment mal défini, écrit un bouquin qui a pour titre How to Live Safely in a Science-Fictional Universe.

On pourrait résumer une partie du problème avec ce bouquin par « trop de mise en abîme tue la mise en abîme », mais il n’y a pas que ça. On a l’impression que l’auteur a eu envie de s’écrire une fausse autobiographie et tant que personnage de science-fiction, mais également en tant que mec normal pris dans un bordel sans nom.

Du coup, il ressort de ce bouquin l’impression d’un gros gloubiboulga indigeste. Je dois avouer qu’il y a plusieurs pages qui traitent de la jeunesse du protagoniste et que j’ai fini par sauter sans remords. Pour être très honnête, je soupçonne que ce n’était pas l’ouvrage idéal à lire au lit avant de s’endormir, si tant est qu’on souhaite y comprendre quelque chose.

Pourtant, How to Live Safely in a Science-Fictional Universe ne manque pas de qualités. Il y a pas mal d’idées bien tordues sur la notion de voyage dans le temps, qui à la fois jouent sur les clichés du genre et en prennent le contre-pied, avec des théories qui jouent sur des notions grammaticales et fictionnelles – d’où le titre.

En creux, il y a le point de vue de ces immigrés de deuxième génération sur l’Amérique et son mythe de l’auto-entrepreneur, plus quelques piques sur la commodification d’un appareil aussi peu banal qu’une machine à remonter le temps.

Le protagoniste dans sa machine de service, entre son chien semi-imaginaire et l’IA dont il est secrètement (enfin, pas vraiment secrètement) amoureux, apporte un point de vue amusant et décalé à l’histoire, à cheval entre l’héroïque et le pathétique.

How to Live Safely in a Science-Fictional Universe n’est pas un mauvais bouquin, il est juste très déroutant – sans doute trop pour mon entendement ensommeillé. Je l’avais découvert via une chronique de Lune sur sa version française (Guide de survie pour le voyageur du temps amateur), parue l’année passée. Je ne le recommanderais cependant qu’aux esprits les plus ouverts à la bizarrerie.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Thias dit :

    Je l’avais lu il y a bien des années, je l’avais trouvé assez ardu et un peu déprimant, mais remplis d’idée intéressantes.

    http://wiesmann.codiferes.net/wordpress/?p=9240
    Thias Articles récents…Il était une petite startup…My Profile

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